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Tome second.
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a 8 i LIVRE XI.

ne fut plus ensuite dès qu’il fallut marcher ra-pidement, poursuivre, prévenir, attaquer.

Mais depuis Smolensk , Platof avait passé surle flanc droit de la route , comme pour sejoindre àWittgenstein.Toute la guerre se portade ce côté.

Le 22 , on marcha péniblement d’Orcha versBorizof, sur un large chemin bordé d’un dou-ble rang de grands bouleaux , dans une neigefondue et au travers d’une boue profonde etliquide. Les plus faibles s’y noyèrent : elle re-tint et livra aux Cosaks tous ceux des blessésqui, croyant la gelée établie pour toujours ,avaient , à Smolensk , changé leurs voiturescontre des traîneaux.

Au milieu de ce dépérissement il se passaune action d’une énergie antique. Deux ma-rins de la garde venaient d’être coupés de leurcolonne par une bande de Tartares qui s’a-charnaient sur eux. L’un perdit courage et vou-lut se rendre ; l’autre , tout en combattant ,lui cria que s’il commettait cette lâcheté il letuerait, et en effet, voyant son compagnonjeter son fusil et tendre les bras à l’ennemi ,il l’abattit d’un coup de feu entre les mains desCosaks , puis , profitant de leur étonnement ,il rechargea promptement son arme , dont ilmenaça les plus hardis. Ainsi il les contint ,et d’arbre en arbre il recula, gagna du terrain,et parvint à rejoindre sa troupe.

Ce fut dans ces premiers jours de marche

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