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Tome second.
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5o4 LIVRE XI.

terrogea avec affectation sur ce gué et sur leschemins qui de là conduisaient à Minsk . Puis,montrant une (mande satisfaction de leurs ré-

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ponses , et feignant d’être convaincu qu’il n’yavait point de meilleur passage , il retintcomme guides quelques-uns de ces traîtres ,et fit, conduire les autres au-delà de nos avant-postes. Mais pour être plus sûr que ceux-cilui manqueraient de foi , il leur fit jurer qu’ilsreviendraient au-devant de nous , dans la di-rection de Bérézino inférieur, pour nous in-former des mouvements de l’ennemi.

Pendant qu’on s'efforcait ainsi d’attirer àgauche toute l'attention de Tcliitcliakof , onpréparait secrètement à Studzianka des moyensde passage. Ce ne fut que le 9.5, à cinq heu-res du soir, qu’Eblé y arriva, suivi seulementde deux forges de campagne, de deux voitu-res de charbon, de six caissons d’outils et declous , et de quelques compagnies de ponto-nicrs. A Smolensk il avait fait prendre à cha-que ouvrier un outil et quelques clameaux.

Mais les chevalets qu’on construisait depuisla veille , avec les poutres des cabanes polo-naises , se trouvèrent trop faibles. 11 falluttout recommencer. Il était désormais impossi-ble d’achever le pont pendant la nuit ; on nepouvait l’établir que le lendemain 26, pen-dant le jour, et sous le feu de l'ennemi : maisil n’y avait plus à hésiter.

Dès les premières ombres de cette nuit dé-