3o6 LIVRE XI.
stance, l’hiver se montra plus notre ennemi queles Russes eux-mêmes. Ceux-ci manquèrent àleur saison, qui ne leur manquait pas.
Les Français travaillèrent toute la nuit à lalueur des feux ennemis , qui étincelaient surla hauteur de la rive opposée , à la portée ducanon et des fusils de la division Tcliaplitz.Celui-ci, 11 e pouvant plus douter de notredessein , en envoya prévenir son général enchef.
CHAPITRE Y.
L a présence d’une division ennemie ôtaitl’espoir d’avoir trompé l’amiral russe. On s'at-tendait à chaque moment à entendre éclatertoute son artillerie sur nos travailleurs ; etquand même le jour seul découvrirait nos ef-forts , le travail ne devait pas être alors assezavancé ; et la rive opposée , basse et maréca-geuse , était trop soumise aux positions deTcliaplitz , pour qu’un passage de vive forcefût possible.
Aussi Napoléon , en sortant de Borizof, àdix heures du soir, crut-il partir pour un chocdésespéré. IL s’établit, avec les six mille quatrecents gardes qui lui restaient à Staroï-llorizol ,