Band 
Tome second.
Seite
307
JPEG-Download
 

CHAPITRÉ V. 5o 7

dans un château appartenant au paùnce Radzi-wil , situé sur la droite du chemin de Borizofà Studzianka, et à une égale distance de cesdeux points.

Il passa le reste de cette nuit décisive de-bout , sortant à tout moment, ou pour écou-ter, ou pour se rendre au passage où son sorts’accomplissait. Car la foule de ses anxiétés rem-plissait tellement ses heures , qu’à chacuned’elles il croyait la nuit achevée. Plusieurs fois,ceux qui l’entouraient l’avertirent de son er-

l'eurj

L’obscurité était à peine dissipée lorsqu’ilse réunit à Oudinot. La présence du dangerle calma , comme il arrivait toujours ; mais àla vue des feux russes et de leur position ,ses généraux les plus déterminés , tels queRapp , Mortier et Ney , s'écrièrent , <t que» si l’empereur sortait de ce péril il faudrait" décidément croire à son étoile ! » Muratlui-même pensa qu’il était temps de ne plussonger qu’à sauver Napoléon . Des Polonaisle lui proposèrent.

L’empereur attendait le jour dans l’unedes maisons qui bordaient la rivière , sur unescarpement que couronnait l’artillerie d’Ou-dinot. Murat y pénètre ; il déclare à sonbeau-frère , « qu’il regarde le passage comme» impraticable ; il le presse de sauver sa per-» sonne pendant qu’il en est encore temps.u H lui annonce qu’il peut sans danger tra-