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Tome second.
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5o8 LIVRE XI.

n verser la Bérézina, à quelques lieues au-» dessus de Studzianka ; que dans cinq joursa il sera dans Vilna ; que des Polonais, braves» et dévoués , qui connaissent tous les clie-» mins, s’offrent pour le conduire , et qu’ils« répondent de son salut. »

Mais Napoléon repoussa cette proposition |comme une voie honteuse , comme une lâche |fuite , s’indignant qu'on eût osé croire qu’ilquitterait son armée tant qu elle serait enpéril. Toutefois , il n’en voulut point àMurat , peut-être parce que ce prince luiavait donné lieu de montrer sa fermeté , ouplutôt parce qu’il ne vit dans son offre qu’unemarque de dévouement , et que la premièrequalité, aux yeux des souverains, est ratta-chement à leur personne.

En ce moment , le jour faisait pâlir etdisparaître les feux moscovites. Nos troupesprenaient les armes , les artilleurs se pla-çaient à leurs pièces , les généraux obser-vaient, tous enfin tenaient leurs regards fixéssur la rive opposée , dans ce silence desgrandes attentes et précurseur des grandsdangers.

Depuis la veille , chacun des coups de nospontoniers retentissant sur ces hauteurs boi-sées , avait dû attirer toute l’attention del’ennemi. Les premières lueurs du 26 allaientdonc nous montrer ses bataillons et son ar- itillerie rangés devant le frêle échafaudage , |