CHAPITRE VI. 3n
Vers une heure le rivage était nettoyé deCosaks , et le pont pour l’infanterie achevé ;la division Legrand le traversait rapidementavec ses canons , aux cris de « vive l’empe-reur , » et devant ce souverain, qui aidaitlui-même au passage de l’artillerie, en en-courageant ces braves soldats de sa voix etde son exemple.
Il s’écria en les voyant enfin maîtres dubord opposé : « Voilà donc encore monétoile ! » car il croyait à la fatalité, commetous les conquérants , ceux des hommes qui ,ayant eu le plus à compter avec la fortune ,savent Lien tout ce qu’ils lui doivent, et quid’ailleurs , sans puissance intermédiaire entreeux et le ciel, se sentent plus immédiatementsous sa main.
CHAPITRE VI.
Ex ce moment, un seigneur lithuanien dé-guisé en paysan , arriva de Vilna , avec laUouvelle de la victoire de Schwartzemberg surSacken. Napoléon se plut à publier à haute,'oix ce succès , y ajoutant , « que Schwart-" zemberg s’était aussitôt retourné sur la trace“ de Tchitcliakof, et qu’il venait à notre se-