CHAPITRE VI. 313
Sa marche de Minsk sur Borizof en trois■colonnes, non-seulement par la grande route,tuais par les routes d’Antonopolie , de Logoïsket de Zernhin, montrait que toute son atten-tion s’était d'abord dirigée sur la partie de laBérézina supérieure à Borizof. Dès lors, fortsur sa gauche , il ne sentit plus que sa faiblessesur sa droite, et toutes ses inquiétudes setransportèrent de ce coté.
L’erreur qui l'entraîna dans cette fausse di-rection eut encore d’autres fondenîents. Lesinstructions de Kutusof y appelèrent sa res-ponsabilité. Hœrtel, qui commandait douzemille hommes vers Bobniisk, refusa de sortirde ses cantonnements, de suivre Dombrows-ki et devenir défendre cette partie du fleuve;il allégua le danger d’une épizootie, prétexteinouï , invraisemblable , mais vrai , et queTcliitchakof lui -même a confirmé.
Cet amiral ajoute, qu’un avis donné parWittgenstein, attira encore son anxiété versBérézino inférieur, ainsi que la supposition ,assez naturelle , que la présence de ce géné-ral sur le flanc droit de la grande armée , etau-dessus de Borizof, pousserait Napoléon au-dessous de cette ville.
Le souvenir des passages de Charles XII etde Davout à Bérézino , put encore être un deses motifs. En suivant cette direction , Napo-léon , non-seulement éviterait Wittgenstein ,mais il reprendrait Minsk et se joindrait à