5 1 4 LIVRE XI.
Schwartzemberg. Ceci dut encore être une 1 <considération pour Tchitcliakof, dont Minsk bétait la conquête et Schwartzemberg le pre- dmier adversaire. Enfin, et surtout, les fausses adémonstrations d'Oudinot vers Uclioloda, et
vraisemblablement le rapport des juifs le dé- aterminèrent. d
L’amiral, complètement trompé, s’était donc erésolu, le au soir, à descendre la Bérézina, sdans l’instant même où Napoléon s’était décidé oà la remonter. On eût dit que l’empereur fran- 1’çais avait dicté au général ennemi sa résolution,l’heure où il devait la prendre, l’instant précis tet tous les détails de son exécution. Tous deux jétaient partis en même temps de Borizof : Na- 1,poléon pour Studzianka , Tchitcliakof pour dSzabaszawiczy, se tournant ainsi le dos comme \de concert, et l’amiral rappelant à lui tout ce cqui] avait de troupes au-dessus de Borizof, à sl’exception d’un faible corps d’éclaireurs , et rsans même faire rompre les chemins. c
Toutefois à Szabaszawiczy, il n’était qu’à ecinq ou six lieues du passage qui s’opérait. Dès 1
le matin du 26, il devait en être instruit. Lepont de Borizof n’était pas à trois heures de cjmarche du point d’attaque. Il avait laissé quinze cmille hommes devant ce pont; il pouvait donc jrevenir de sa personne sur ce point, rejoindre sTchaplitz à Stacliowa, et ce jour-là même at-taquer, ou du moins se préparer, et le lende- Imain 27, culbuter avec dix-huit mille hommes 1