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Tome second.
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344 LIVRE XI.

nous atteignîmes, le 4 décembre, Bienitza.

L’empereur avait laissé le comte de Lobau,et plusieurs centaines d’hommes de sa vieillegarde , à Malodeczno. C était là que la routede Zembin rejoignait le grand chemin deMinsk à Yilna. Il fallait garder cet embran-chement jusqu’à l’arrivée de Victor, qui ledéfendrait à son tour jusqu’à celle de Ney.

Car c’était encore à ce maréchal et audeuxième corps , commandé par Maison , quel’arrière-garde était coniiée. Le soir du 29 no-vembre , jour où Napoléon quitta les bords dela Bérézina, Ney et les deuxième et troisièmecorps, réduits à trois mille soldats, avaientpassé les longs ponts qui mènent à Zembin ,en laissant, à leur entrée , Maison et quel-ques centaines d’hommes pour les défendre etles brûler.

Tcliitchakof attaqua tard, mais vivement,et non-seulement à coups de fusil, mais à labaïonnette; il fut repoussé. Maison faisait enmême temps charger les longs ponts de cesbourrées dont Tcliaplitz, quelques jours plustôt, avait négligé l’emploi. Dès que tout futprêt, l’ennemi entièrement dégoûté du com-bat , et la nuit et les bivouacs bien établis, ilpassa rapidement le défilé et y fit mettre lefeu. En peu d’instants, ces longues chausséestombèrent en cendres dans leurs marais , quela gelée n’avait point encore rendus prati-cables.