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Tome second.
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546 LIVRE XI.

Enfin la cohue s'étant dissipée, découvritaux Russes Maison et ses soldats qui les atten-daient de pied ferme. Mais en fuyant, cettefoule avait entraîné dans son désordre unepartie de nos combattants. Maison, dans uneplaine rase , et avec sept à huit cents hommesdevant des milliers d’ennemis, perdit toutespoir de salut : déjà même il ne cherchaitplus qu’à gagner un bois pour y vendre pluschèrement sa vie, quand il en vit sortir dix-huit cents Polonais, troupe toute fraîche ,que Ney avait rencontrée et qu’il amenait àson secours. Ce renfort arrêta l’ennemi etassura la retraite jusqu’à Malodeczno.

Le 4 décembre , vers quatre heures du soir,Ney et Maison aperçurent ce bourg, d’où Na-poléon était parti le matin même. Tchaplitzles suivait de près. Il ne restait plus à Neyque six cents hommes. La faiblesse de cettearrière-garde, l’approche de la nuit et la vued un abri excitèrent l’ardeur du général russe;son attaque fut pressante. Ney et Maison ,sentant bien qu’ils mourraient de froid surla grande route, s’ils se laissaient pousser au-delà de ce cantonnement, préférèrent péi’ir enle défendant.

Ils s’arrêtèrent à son entrée , et , commeleurs chevaux d artillerie étaient mourants, ils11 e songèrent plus à sauver leurs canons, maisà en écraser, pour la dernière fois, l’ennemi :c'est pourquoi ils mirent en batterie tout ce