5 7 2 LIVRE XII.
parNaroc-zwiransky etlViamentchin. Ils étaientsuivis par Wittgenstein , qui de Kamen et deVileika marchait sur notre flanc, droit , en mêmetemps que Kutusof et Tchitchakof nous pour-suivaient. Il ne restait pas à de Wrede deuxmille hommes. Quant à I.oison, à sa division età la garnison de Vilna , qui étaient venus noustendre la main jusqu’à Smorgony, depuis troisjours, le froid les avait réduits, de quinzemille hommes , à trois mille.
De Wrede défendit Vilna du côté de Ru-koni : il fut forcé de plier après un noble ef-fort. De son côté , Loison et sa division , plusrapprochés de Vilna , continrent l’ennemi. Onétait parvenu à faire prendre les armes à unedivision napolitaine, on la fit même sortir dela ville , mais les fusils s’échappèrent des mainsde ces hommes transplantés d’un sol brûlantdans une région de glace. En moins d’uneheure , tous rentrèrent désarmés , et la plu-part estropiés.
En même temps, la générale battait inuti-lement dans les rues ; la vieille garde elle-même réduite à quelques pelotons restaitdispersée. Tous pensaient bien plus à disputerleur vie à la famine et aux frimas qu’aux en-nemis. Mais alors le cri « Voilà les Cosaks » sefit entendre : c’était depuis long-temps le seulsignal auquel le plus grand nombre obéissait, ;il retentit aussitôt dans toute la ville , et ladéroute recommença.