EXPLICATION DES TERMES
l’Apui d’un Quay, du Parapet dune Terraflc,ou d’un Fos-sé , &c. pag. 184.
Bahu. On dit en terme de Jardinage , qu’une Platebande ,qu’une Planche ou qu’une Couche de terre est en Bahu ,lorsqu’elle est bombée sur sa largeur pour faciliter l'écou-lement des Eaux , & mieux élever les fleurs. Les Plateban-des se font aujourd’huy en Dos d'sìfne, c’est à dire, en gla-cis à deux égouts.
BAIN ou BOUIN. On dit maçonner à Bat» ou à Bout» de mor-tier , lorsqu’on pose les pierres , qu’on jette les moilons &qu’on aflìed les pavez en plein mortier, p. 234. òc 344.
BAINS i c’étoient, chez les Anciens, de grands Edifices , quiavoient plusieurs Cours & Apartemens, dont les principa-les pieces étoient les Salles du Bain, l’une pour les hommes& l’autre pour les femmes , & au milieu de chaque Salleil y avoir un grand BJïïn entouré de Sieges & de Porti-ques ; & à costé du Bain, des Cuves d’où l’on tiroir del’eau froide & de l’eau chaude pour composer la tiede. CesBains étoient éclairez par en-haut, & fervoient plûtost à lapropreté & à la volupté , qu'à la santé. Prés de leursSalles étoient les Etuves feches pour faire suer. VoyezVttruvc Liv. v. Chap. 10. Les plus magnifiques Bains ,dont il reste des fragmens , étoient ceux de Titus, de PaulEmile, & ceux de Diocletien, où est à preíènt le Monastèredes PP. Chartreux à Rome, lequel est encore appellé Ter-mini , du nom de Thermes , que les Romains donnent à cesfortes de Bains , & qu’ils avoient emprunté du GrecTherme, qui signifie chaleur. Publius Victor dans fa To-pographie de Rome raporte, qu'il y avoir 85 6. Bains tantpublics que particuliers dans cette Ville. Ces B ains artificielsfont aujourd’huy fort en usage chez les Levantins qui enfont le plus considérable de leur logement, & qui en ontauílì de Publics comme chez les Anciens, p. 146. &c 338.
Bains naturels ; ce font auprès des Sources d’eaux miné-rales & medecinales , des bâtimens qui renferment des