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pour la plupart remarquables que par les souvenirs classiques quis’y rattachent. A ce titre, nous mentionnerons le faible Mendéré(Simoïs) qui, après avoir reçu le Scamandre, se perd dans lesDardanelles, le Mendres (Méandre), l’Essenide (Xanthe, ) le Tar-sous (Cydnus), qui versent leurs eaux dans différents golfes del’Archipel ou de la Méditerranée , enfin celle-ci reçoit sur la côtede Syrie l’Asi (Oronte) qui sort du Liban, tandis que le Jourdain ,(Arden), courant en sens opposé, traverse le lac de Tabarié(Génézareth ) en Palestine, et se perd ensuite dans le grand lacbitumineux que l’on nomme mer Morte .
Bien que la Turquie d’Asie ne touche au golfe Persique quepar l’extrémité sud-est du gouvernement de Bassora , c’est pour-tant là, dans la baie profonde de Khour-Allah, que se déchargentles eaux de ses deux plus puissants fleuves, l’Euphrate (Frat) et leTigre (Didjilet), qui se réunissent à environ trente lieues de leurembouchure commune, sous le nom de Chatt-el-Arab (fleuve desArabes ). Outre les lacs déjà nommés en Palestine, il faut encoreciter celui de Yân en Arménie .
Les deux Turquies, depuis les hauteurs majestueuses de leursvastes chaînes de montagnes jusque dans le fond le plus retiré deleurs vallées, présentent une nature généralement belle, ainsiqu’une merveilleuse fécondité.
Les côtes nues des monts pierreux de l’Albanie , les steppesmarécageuses du Danube , et quelques districts sablonneux aucœur de la Macédoine, en Europe ; diverses parties du littoral etles vastes déserts de sable, de la Syrie, de la Mésopotamie , et del’Irak-Arabi en Asie , sont les seules régions entièrement stériles.Le haut plateau de l’Arménie est également moins propre àl’agriculture qu’à l’éducation du bétail ; mais partout ailleurs le