vj PRÉFACE.
vrage qu’il intitula : Les Allégories d’Homère. Ânticlideen fit un autre, sous le titre âu Retour ( a ), fans quel’on sçache si c’est du retour des Argonautes qu’ils’agit, ou de celui des Grecs après la prise de Troye.Silenus de Chio, outre plusieurs Histoires dont par-lent Tite-Live & Denys d’Halicarnasse, avoit, seloniTzetzès ( b ), composé une compilation de Fables. Phi-larque^ environ 150 ans avant Notre-Seigneur, don-na auíli au Public un Abrégé de Mythologie (c), ainsiqu’on peut le voir dans Suidas. Théodore, commenous l’apprenons de Stobée & de Plutarque, avoit com-posé des Métamorphoses j & Boeus une Ornithogonie,’qui est citée dans Antonius Libéralis. Enfin, Apollo-dore avoit recueilli les anciennes Fables dans fa Bi-bliothèque , comme nous pouvons le conclure des troisLivres qui nous restent.
C’est de tous ces Recueils qu’Ovide tira les sujetSqui composent les quinze Livres de ses Métamorpho-ses ; & il paroît par ce qui nous reste des Anciens furcette matière, qu’il les a infiniment surpassés. Au lieud’un Recueil froid, insipide, ou simplement didacti-que , il en fit une espèce de Poème , dont l’Universentier est la Scène, ôt qui embrasse tous les temps quis’étoient écoulés depuis le commencement du Mondejusqu’au siécle où il écrivoit. Que de traits , que decouleurs différentes ne falloit-il pas avoir ramasséespour tant de tableaux ! Cependant il les a tous finis
(a) rjtpì fisy. (b) In Lycophr. (c) eWomíV , uv$ itérs.