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Tome premier.
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VII
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PRÉFACE. vi;

Ces tableaux, & à la fin de ìOuvrage son pinceau nestpoint affoibli. Il a plus fait encore: dans des Fables quise ressemblent, parce que souvent ce sont des Nym-phes changées ou en Arbres, ou en Rochers, ou enFontaines, il a sçumettre des nuances délicates qui lesdistinguent les unes des autres. Aglaure métamorpho-fée en Rocher, est différente dAnaxarette, qui éprou-ve le même changement. Les Héliades, qui devien-nent des Peupliers, ne ressemblent ni à Daphné, ni àDryope, qui font aussi changées en Arbres. Aréthuse ôcCyane, métamorphosées Tune ôt lautre en Fontaines,n'ont rien de commun, même dans le détail de leurchangement. Ce font toujours de nouvelles images ,des beautés singulières. Uni dans les narrations, pathé-tique, tendre & touchant dans les monologues, élevédans les harangues, Ovide sçait faire passer-imper-ceptiblement le Lecteur dune Fable à une autre pardes liaisons souvent fort ingénieuses. 11 a feu même ,dans une matière obscure, garder une espèce dordreChronologique. On le volt en effet, après avoir com-mencé par le Cahos ôc le Déluge, Rapprocher dévé-nement en événement, jusqu à la mort de Jules César,par il a fini cet ingénieux ôt pénible Ouvrage.

Ce nest point cette sorte de respect quo n a pourun Auteur que lon traduit, qui mengage à faire cetéloge des Métamorphoses dOvide. Parmi tant debeautés avouées presque de tout le monde, je ne laissepas de trouver des défauts, ôc la franchise avec laquelle