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Tome troisième.
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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS. H

Dans les premiers jours de mars 1800, cette armée se mit en mouvement,se porta sur Savone dans le but de s’emparer de l’importante ville de Vado etd’isoler entièrement Gênes en séparant l’aile droite du reste de l’armée fran-çaise. Les premières manœuvres du général Mêlas se firent avec tant de secretque Masséna n’en eut pas connaissance.

Le 6 avril, toute la ligne des Français , depuis Nervi jusqu’à Montenotte etSan-Giacomo, fut attaquée simultanément. Le général autrichien Gottesshëem,chargé d’enlever les positions de Monte-Cornua et Montefaccio, après avoirforcé la 1” brigade de la division Miollis à abandonner ce dernier poste, setrouva bientôt en présence de la brigade Petitot. L’attaque fut impétueuse etla défense énergique, mais enfin, écrasée par le nombre, la 2 e brigade dut sereplier à son tour sur Bisagno et Prato ; la retraite se fit en bon ordre.

A peine Masséna fut-il instruit de l’issue de cette affaire qu’il écrivit au gé-néral Miollis cette lettre laconique :

« Général,

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« Il faut demain que le Montefaccio soit repris.

« Masséna. »

En effet, la position de Montefaccio était des plus importantes. Les Autri-chiens le sentaient, si bien, qu’à peine s’en furent-ils emparés, ils y allumè-rent un grand nombre de feux pour augmenter l’idée que leur premier succèsavait dû donner de leurs forces, et sans doute aussi pour exciter le peuple deGênes à se révolter contre les Français .

De son côté, Masséna comprenait que c’était une double victoire que debattre l’ennemi sous les yeux mêmes des Génois.

Aussi, pour s’assurer de la prompte exécution de l’ordre qu’il avait donné,il vint lui-même se mettre à la tête de la division Miollis. En conséquence, lelendemain, 7 avril, au point du jour, l’armée française se mit en mouvement;elle était divisée en trois colonnes : la première, sous les ordres du généralMiollis, se portait vers Montefaccio par Parisonne; la deuxième, sous les ordresdu général Damaud, marchait par Quinta; et enfin la troisième, composée dela brigade Petitot, remontait le Bisagno pour le tourner.

L’attaque était dirigée par le général Masséna en personne qui suivait les co-lonnes avec une réserve de 800 hommes.

Il y eut tant d’ensemble dans le mouvement des colonnes, chose si rare dansla guerre de montagne, que le feu des deux premières, qui étaient parties depoints très-éloignés, commença à quatre minutes de distance. L’ennemi ne putrésister à l’impétuosité de l’attaque, il fut culbuté, et le Montefaccio repris; laseconde ligne de la division Gottesshëem, qui voulut se porter au secours de la -première, fut à son tour enfoncée et dispersée, et les Autrichiens, poursuivis deposition en position sur Fontanabona, perdirent successivement les postes dePanesi, San-Alberta, Sioffera et Monte-Cornua, dont ils s’étaient emparés; maisil ne put se réunir à Suchet dont il avait été séparé la veille.

Dans la même journée, Masséna se porta sur Bisagno; la victoire l’y avait