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Tome troisième.
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ET DE TOUS LES REGIMENTS .

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l’une |>ar le général Legrand, el l'autre par le général Nev, c’est-à-dire pardeux des plus audacieux divisionnaires de l'armée. Ney accomplit sa marchesans empêchement, et vint prendre position sur les bords de l'Inn, parallèle-ment à Lecourbe et à Richepans»; mais, à peine en chemin, Legrand, qui de-vait déboucher par la petite vallée de l’Issen, rencontra à Dorfen un fort déta-chement ennemi jeté là en éclaireur. Le village fut emporté à la baïonnette,et Legrand croyait déjà être maître du passage, lorsque, des troupes fraîchesétant arrivées à l’ennemi, celui-ci prit l’offensive et repoussa jusqu’à DorfenLegrand, qui s’y maintint. Par cet obstacle opposé à sa marche, qui devait avoirpour but les hauteurs de Rottankich, Ney se trouva isolé; mais aussitôt legénéral en chef le fit soutenir par une brigade de réserve du général Grenieret par la division Grandjean, qui appartenait au centre et qui reçut l'ordre dese porter en avant sur la route de Muldorf.

Cependant Moreau venait d’arriver sur les hauteurs de Haag, et de recon-naître à trois lieues environ devant lui, entre Haun et Ampfing , un campde 15,000 Autrichiens. Ignorant le grand mouvement opéré par l’ennemi, ill’attendait du côté de Muldorf, c’est-à-dire à l’extrême droite, lorsqu'il appritdans la nuit l'arrivée d'un corps d’Autrichiens à Landshut , vers son extrêmegauche. Dès lors il commença à deviner les desseins de l’ennemi et à soup-çonner que le camp qu’il avait d’abord aperçu était son centre, au lieu d’êtreson aile droite. Les Autrichiens secondaient donc à merveille les désirs du gé-néral français , dont le but était de les éloigner du T y roi et de les attirer entrel’Inn et l’Issar.

En effet, des hauteurs de Haag, Moreau avait embrassé un assez vaste ho-rizon, et avait reconnu au-dessous de lui un champ de bataille comme il lui enfallait nn pour combattre un ennemi supérieur en cavalerie: c’était un terraincoupé dans tous les sens par des vallons, des ruisseaux, des bois, des hauteursescarpées et des marécages; une seule chaussée le traversait, c’était celle quiconduit de Hohenlinden à Haag; encore, en arrivant au village de Martempolt,cette chaussée se changeait-elle en un défilé étroit, sans issue ni à droite ni àgauche, et venant déboucher par des bois dans une petite plaine en avant deHohenlinden . Tous les autres chemins étaient plutôt des sentiers que des routes»et de plus ils étaient défoncés par les pluies qui tombaient constamment de-puis plus de quinze jours.

Moreau n’eut donc plus qu’une préoccupation, celle d’attirer les ennemisvers Hohenlinden .

Cependant le général Kienmayer , qui formait une des extrémités de l'im-mense cercle qui cherchait à envelopper l’armée française, était arrivé le30 novembre à Wilziburg, et avait attaqué la petite avant-garde françaisepostée dans ce village et commandée par le chef de brigade Durosnel. Du-rosnel, ne voulant pas abandonner le chemin, se mit en retraite sur Landshut ,afin de rejoindre la division Legrand, à laquelle il appartenait; mais, toutfaible qu’était son petit détachement, il n’en résolut pas moins de tenir fermepour avoir le temps de faire prévenir le général Legrand de la présence dem. 8