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HISTOIRE DE L’ARMÉE
Ions de sapeurs, deux de mineurs, deux escadrons du train et deux compagniesd’ouvriers attachés aux arsenaux de construction de Metz et d’Alexandrie .
Napoléon n’augmenta point le personnel du génie dans la même proportionque celui de l’artillerie. Aussi, quand survinrent les désastres de 1813 et de1814, il comprit qu’il avait fait une faute. Le corps du génie, dispersé dans lesdiverses places de l’Europe , se trouva insuffisant pour faire face à la défensede nos anciennes frontières, et l’on dut, comme aux premiers jours de la révo-lution, y faire entrer des ingénieurs des ponts-et-cliaussées et jusqu’à des géo-mètres du cadastre.
Napoléon , qui s'appliquait à perfectionner tous les détails de l’organisationmilitaire qu'il venait de créer, s’occupa avec un soin particulier du corpschargé du transport, des équipages, des munitions, etc. Legrand Frédéric avaitdû à l’ordre qui régnait dans ses convois la foudroyante rapidité de ses marches.Napoléon l’imita sur ce point; il alla même plus loin qife lui : il militarisa lesagents des divers services. Un décret du 27 mars 1807 créa 8 bataillons d'équi-pages et de transports militaires, composés chacun de 4 compagnies, à chacunedesquelles étaient attachés une prolonge pour les rechanges, une forge de cam-pagne et 159 chevaux de rechange. En 1811, le nombre des compagnies futporté à 14. Elles étaient placées sous les ordres des intendants de l’armée et descommissaires ordonnateurs. Le même décret organisa le corps des boulangersde munition, composé de 25 brigades formant une compagnie de 100 hommes;chaque brigade comprenait 4 hommes, dont 3 pétrisseurs et 1 brigadier chargéde mettre le pain au four et de l’en retirer. On créa également, en 1809,10 compagnies d'infirmiers d’hôpitaux. Les chefs de ces deux dernières com-pagnies ne portaient point les insignes correspondants aux grades de l’armée,de peur de froisser la susceptibilité des autres corps; des galons d’argent aucollet, sur les poches ou sur les manches, servaient à distinguer les grades.
Quelque minutieux que soientces détails, nous avons cru devoir les consignerici pour nous conformer au titre de cet ouvrage et aussi pour faire connaîtretoutes les parties de l’organisation militaire de l’empire. Rien n’est indifférenten histoire quand il s’agit de la composition d’une telle armée.
Vétérans. — La création de corps de vétérans remonte à la création de l’Hôteldes Invalides . On choisit d’abord les hommes les moins impotents pour enformer des compagnies chargées d’un service à l'intérieur des villes. Sous leministère de Saint-Germain, il y avait déjà 16 compagnies de sous-officiersvétérans, 8 de canonniers et 65 de fusiliers. En 1792, les vétérans prirent ladénomination de vétérans nationaux. Ils étaient divisés en 88 compagnies defusiliers et 12 d’artillerie. Ils devaient maintenir la tranquillité dans l’intérieurde la république. Pour être admis dans les compagnies de vétérans, il fallaitvingt-quatre ans de services. En 1796, on comptait jusqu’à 300 compagniesde vétérans, qui furent mises en grande partie en activité l’année suivante.En1800, les compagnies de vétérans furent réunies en 6 bataillons et ensuite endemi-brigades.
Au camp de Boulogne, la France comptait une véritable armée de vétérans.