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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS.
Dans la même année 1814, l’artillerie à pied et à cheval de la garde futaugmentée, et Napoléon créa un régiment de flanqueurs de la garde, qui dutse composer exclusivement des fils de gardes-généraux des forêts et de gardesforestiers.
Au commencement de 1812, on forma un troisième régiment de lancierspolonais, qui, dit le décret, sera recruté parmi les Polonais propriétaires.
Au mois de janvier 1813, les régiments de tirailleurs et de voltigeurs furentportés à six; les grenadiers et chasseurs à pied (vieille garde) furent augmentésd’un bataillon par régiment; on augmenta aussi les régiments de cavalerie deplusieurs escadrons chacun. La garde à cheval de Paris (1) est incorporée dansle 2 e régiment de chevau-légers, et cent cavaliers montés offerts par la villede Paris sont placés dans le même corps. Les régiments de flanqueurs et devoltigeurs (jeune garde) sont augmentés en nombre, et 24,000 hommes, prissur l’appel de 80,000 hommes fait pendant l’année 1813, sont spécialementaffectés au recrutement de la garde impériale. On complète les bataillons dela vieille garde à 800 hommes chaque, et une fois encore on augmente l’artil-lerie; enfin, un décret ordonne la création de trois régiments d’éclaireurs àcheval de la garde , ayant chacun quatre escadrons à 230 chevaux.
En 1814, l’effectif de la garde, qui avait déjà atteint les proportions d’unearmée considérable, s’éleva jusqu’à 80,000 hommes par la création des 14 e , 13 eet 16 e régiments de tirailleurs et de voltigeurs, l’incorporation de la garde duroi d’Espagne , etc. Ce prodigieux accroissement de la garde avait, dans lapensée de l'empereur, deux grands intérêts. Le premier trouvait sa source dansla nécessité de troupes d’élite d’un moral et d’un dévouement à toute épreuve,L’expérience des longues guerres qu’il venait de soutenir lui avait depuislongtemps démontré que le succès était dans les grandes réserves, et aucunetroupe ne pouvait en former de meilleures. Le second intérêt était dans le be-soin d’un large système d’émulation et de rémunération. A une époque où Na-poléon épuisait incessamment les forces actives de la France , il fallait un puis-sant mobile pour retenir sous les drapeaux les jeunes soldats que les décrets del’Empire y appelaient à chaque instant; et la garde, par l’éclat de son nom,par ses prérogatives sur les autres corps, était ce mobile puissant pour lesesprits. Outre les privilèges dont jouissaient les soldats de la garde, les troupesétaient distinguées par la coupe des habits et surtout par des boutons à l’effigiede l’aigle impériale. On ne voyait point alors cette profusion de galons et defranges que le souvenir de l’ancienne monarchie introduisit plus tard dans lagarde royale; mais, pour être simple et sévère, la tenue de la garde impérialen’en était que plus imposante, et tous ceux qui se rappellent encore les paradesqui eurent lieu aux Tuileries en 4811 et 1812, disent que jamais on ne verraun pareil spectacle militaire.
(1) Paris avait à cette époque, outre l’escadron de cavalerie dont il est question ici, deuxrégiments d’infanterie exclusivement consacrés à sa garde, et qui furent envoyés aux armées.L'uniforme était rouge pour l’un, vert pour l’autre. La cavalerie portail l’iiabit gris de fer.
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