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HISTOIRE DE L'ARMÉE
et 4,000 prisonniers demeurèrent au pouvoir des vainqueurs; la fuite seuleleur déroba le reste. Le prince Murat, toujours fixé sur le but de sa manœuvre,poursuivit sa marche sur Zummersbausen pour intercepter toute communi-cation entre Ulm et Augsbourg . Le maréchal Soult avait manœuvré du 7 au8 octobre sur la rive gauche du Rhin pour intercepter également de ce côtéles débouchés dTlm, puis se réunit aux divisions Vandanune et Legrand pourentrer dans Augsbourg par la rive droite du Lech, tandis que le général Saint-Hilaire s’v portait par la rive gauche. Après le combat de Werlingen, ces troisdivisions poursuivirent les restes de la colonne autrichienne, réfugiés à Aicha;elles l en chassèrent, et entrèrent le 9 octobre à Augsbourg . Le maréchalDavoust ne put arriver à Neubourg que le 8; ses trois divisions se réunirentle lendemain à Aicha aux divisions Roudet et Grouchy , et aux troupes batavesdu général Dumonceau. Toutes ces troupes passèrent ensemble le Danube etprirent position entre Augsbourg et Aicha.
Le corps d'armée du maréchal Bernadotte et les Bavarois arrivèrent le 10 àAichstett et se portèrent à Ingolstadt , tandis que la garde impériale, com-mandée par le général Bessières, entra à Augsbourg avec les cuirassiers. Cesdispositions avaient pour but la destruction de l’armée autrichienne établie enSouabe et en Bavière . On apprit alors l’arrivée de douze régiments, détachésde l’armée autrichienne d’Italie pour secourir celle d’Allemagne . Elle étaitdéjà si étroitement cernée par les Français , que ces nouveaux ennemis ne leurdonnèrent aucune inquiétude. On vit alors Napoléon animer ses guerriers parses exemples, marcher continuellement partout où sa présence était néces-saire. Les Autrichiens se réunirent à Guntzbourg , où leur position fut forcée.Ferdinand accourut. Ce prince, après être inutilement revenu trois fois à lacharge, fut obligé de se retirer avec précipitation ; il rentra dans Ulm pendantla nuit du 9 au 10 octobre, avec beaucoup de généraux. Le général Mack y ra-menait le quartier-général, dont l’établissement à Burgau ne pouvait pas du-rer plus longtemps, parce que la réserve du prince Murat, qui arriva dans lamême nuit, coupait la retraite à tout ce qui n'aurait pas mis assez de céléritédans la fuite. Les combats de Wertingen et de Gunzbourg furent le préludede faits et d’opérations d’une importance décisive: l'ensemble du mouvementque l’empereur Napoléon faisait exécuter tendait à resserrer le cercle danslequel il renfermait l’armée autrichienne, à la cerner de toutes parts, et àcouper toutes ses communications. Chacun des corps qui composaient l’arméefrançaise concourait sans relâche et avec succès à tous les détails d’exécutionde ce plan. Celui du maréchal Soult se porta, le 11 octobre, sur Landsberg; il yarriva vers les quatre heures de l’après-midi, et rencontra le régiment de cui-rassiers du prince Ferdinand, qui se rendait à Ulm à marches forcées avec sixpièces de canon.
Le maréchal fit faire, par le 26 e de chasseurs à cheval, une charge si vigou-reuse et si animée , que les cuirassiers allemands, intimidés, prirent la fuite,en laissant deux pièces de canon et cent vingt prisonniers, parmi lesquels unlieutenant-colonel et un capitaine, Le prince Murat, avec sa réserve de cava-