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Tome troisième.
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ET DE TOUS LES REGIMENTS .

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sion du général Legrand. Le maréchal Davoust était détaché sur la droite dugénéral Legrand, qui gardait les débouchés des étangs et des villages de So-kolnitz et de Selnitz. Il avait avec lui la division Friant et les dragons de la di-vision du général Rourcier. La division du général Gudin devait se mettre degrand matin en marche de Nicolsburg pour contenir le corps ennemi qui au-rait pu déborder la droite.

L’empereur, avec Rerthier, son premier aide-de-camp, le colonel-généralJunot et tout son état-major, se trouvait en réserve avec les dix bataillons desa garde et les dix bataillons de grenadiers du général Oudinot, dont le gé-néral Duroc commandait une partie.

Cette réserve était rangée sur deux lignes en colonnes par bataillons à dis-tance du déploiement, ayant dans les intervalles iO pièces de canon servies parles canonniers de la garde. C’est avec cette réserve que l’empereur avait leprojet de se précipiter partout où il serait nécessaire. A trois heures du matin,l’empereur monta à cheval pour reconnaître les feux des bivouacs de l’ennemiet se faire rendre compte, par les grand’gardes, de ses mouvements. 11 aper-çut les feux presque éteints des bivouacs russes sur les hauteurs de Pratzen, etétant descendu jusqu’au vidage de Pautovvitz, situé au bout du ruisseau quiséparait les deux armées, il apprit que les ennemis avaient passé la nuit dansl’ivresse, que des cris tumultueux s’étaient élevés du milieu de leur camp: enmême temps il entendit un bruit lointain comme le roulement de la foudre.C’était la marche de l’artillerie et des chevaux de l’avant-garde ennemie. 11revint se placer à son bivouac, d'où il embrassait tout le champ de bataille, etattendit que le mouvement de l’armée russe fût entièrement prononcé pouragir. L’empereur-étnit plein de joie en voyant ses prévisions se réaliser pointpar point. Les maréchaux étaient à cheval à ses côtés. Le jour commençant àluire à travers le brouillard, les élévations de terrain ressemblaient à des îlessur une mer agitée, car les divers corps de l’armée française, en se mettanten mouvement, formaient des ondulations semblables aux vagues de l’Océan.Enfin, le soleil parut et, dissipant les nuages, éclaira celte immense plainecouverte d’hommes et de chevaux : c’était le soleil d’Austerlitz qui, dans lapensée de l’armée, représentait l’image de la victoire éclatante qu’elle allaitremporter et dont Napoléon lui-même invoqua plus tard le souvenir sous leciel noir et glacial de la Russie , au moment où il allait voir sa fortune sebriser aux portes de Moscou .

Laissons maintenant parler Napoléon lui-même; écoutons César qui racontePharsale.

a Le 11 frimaire, le jour parut enfin. Le soleil se leva radieux, et cet anni-versaire du couronnement de l’empereur, où il allait se passer un des plusbeaux faits d’armes du siècle, fut une des plus-belles journées de l’automne.

« Cette bataille,que les soldats s’obstinent à appeler la Journée des trois empe-reurs, que d’autres appellent la Journée de l’anniversaire, et que l’empereur anommée la Bataille d’Austerlitz, sera à jamais mémorable dans les fastes de lagrande nation.

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