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ET DE TOCS LES REGIMENTS . 161
quelle Joseph est élevé à sa place; la république batave correspond secrète-ment avec l’Angleterre, elle est érigée en royaume et donnée à Louis; Muratreçoit le grand-duché de Berg; le maréchal Berthier est fait prince de Neu-châtel, M. de Talleyrand prince de Bénévent. La Dalmatie , lTstrie, le Frioul,Cadore, Conegliano, Bellune, Trévise, Fellre, Bassano, Vicence, Padoue etRovigo deviennent des duchés, et le grand empire napoléonien, avec sesroyaumes secondaires, ses fiels, sa confédération du Rhin et sa médiationsuisse , de république qu’il était, se trouve taillé, en moins de deux années, surle modèle de celui de Charlemagne .
Bonaparte avait changé l’épée pour le sceptre, Napoléon venait de changerle sceptre pour le globe. .
La campagne de l’armée française d’Italie , pendant 1803, peut donc êtreconsidérée, dans le tableau général, comme un bel accessoire qui se détachesans inconvénient du sujet principal. Au surplus, si la coopération de l'arméede Masséna ne fut pas utile à Napoléon pour obliger ses ennemis à reconnaîtresa supériorité et à lui demander la paix, cette armée ne s’en était pas moinsmise en mesure d’aider l’empereur à obtenir ce résultat, si l’ennemi s’étaitobstiné à continuer la guerre.
Le 26 septembre, lorsque l’empereur passait le Rhin, l’armée d’Italie étaitformée sur deux lignes entre le Mincio et l’Adige.Sa première ligne s’étendait,sur la rive droite de celte dernière rivière, depuis Vérone jusqu’à Legnago. Lequartier général était Vallegio. Cette armée, forte de 40,000 hommes, étaitcomposée d’abord de quatre divisions d’infanterie et de deux de cavalerie.
La première d’infanterie, aux ordres du général comte Verdier, était forméepar les 22 e d'infanterie légère, 29 e , 52 e et 101 e de ligne. A cette division étaientattachés les 3 e et 14 e régiments de chasseurs à cheval.
La seconde division d'infanterie, aux ordres du général Robin, renfermaitles 8 e et 14 e d’infanterie légère, les 1 er , 33 e et 106 e de ligne, et le 13 e régimentde chasseurs à cheval.
La troisième division, commandée par le général Zayoncheck, était compo-sée des 23 e d’infanterie légère, 9 e , 10 e et 62 e de ligne.
La quatrième division, dite de réserve, était aux ordres du général comteMolitor; elle renfermait les 5 e , 23 e , 60 e et 79 e de ligne, et le bataillon de pion-niers noirs.
La division de cavalerie légère, aux ordres du général comte d’Espagne ,était formée par les 23 e , 21 e , 29 e et 30 e régiments de dragons.
Celle des cuirassiers, commandée par le général baron Pully , était forméedes 4 e , 6 e , 7 e et 8 e régiments de cette arme.
L’artillerie avait à Poveglianoson parc de réserve, partagé en trois divisions,dont une d’artillerie à cheval.
A cette même époque, l’armée autrichienne, tant en Italie que dans la partieméridionale du Tyrol, présentait une force de 82 bataillons et de 52 escadrons,s’élevant à plus de 100,000 hommes. Elle était commandée par l’archiducCharles, dont le quartier général était à Lonigo. Cette armée était concentrée
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