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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS.
tout se pressaient autour de lui. De tous côtés ils quitîaientleurschâteaux pouroffrir leurs services à l'empereur. Parmi eux était le prince Poniatowski, neveudu dernier roi, brave et noble jeune homme qui devait bientôt acquérir dansles rangs de notre armée la réputation d’un héros. En ce moment nosgénérauxoccupaient les positions suivantes : Davoust était sur laNarew, qu’il avait fran-chie et dont il occupait les deux rives. Augereau était établi à Modlin au pointoù la Narew se jette dans la Vistule. Le maréchal Soult était à Plock ; Auge-reau et Bernadette à Biezun; tous les corps se donnaient la main. La marchede nos troupes à travers le sol fangeux et stérile de la Pologne était lente etpénible. Ce climat humide et sombre les éprouvait cruellement. 11 y avaitbien loin de là aux riches plaines du Danube et de l’Elbe . Ils souffraient aussides privations; car dans ce pays pauvre et dépeuplé ils avaient peine à se pro-curer des vivres. Ils se demandaient en plaisantant comment les Polonais pouvaient regretter une pareille patrie.
La présence de Napoléon sur la Yistule donna une nouvelle impulsion à lamarche et aux opérations de l’armée.
Le général Kaminski, ayant réuni toutes ses forces, signala son arrivée parun mouvement en avant. Il porta son quartier général à Nasielsk , et fit can-tonner les quatre divisions de sa première armée entre l’L’kra, le Bug et laNarew . La seconde armée prit position entre üolymin et Makow, ayant unede ses divisions à la gauche de la Narew . Un corps prussien, commandé par legénéral Lestocq, campait sur les bords de la Drewentz, sur la route de Thorn,et se liait ainsi à la droite des Russes . Dans ces diverses positions l’armée russetenait l’armée française resserrée sur la Vistule .
Napoléon , pour se dégager et donner à son armée une sphère plus largeen avant de Varsovie et de Thorn, fit reprendre aussitôt l’offensive aux diverscorps de son armée.
Ney, Bernadotte et une partie de la cavalerie, ayant passé le fleuve à Thorn,se dirigèrent sur Biezun, manœuvrèrent sur leur droite pour isoler le corpsprussien et le couper de l’armée russe. Le général Lestocq, apprenant queBessières n’avait que de la cavalerie à Biezun, essaya d’y pénétrer; mais il futrepoussé par nos escadrons et laissa entre leurs mains quelques centaines deprisonniers.
Napoléon se mit lui-même à la tête des troupes formant la droite de sonarmée, composée des corps de Davoust et de Lnnnes, et résolut de forcerde suite la position des Russes au confluent de TL'kra et de la Narew . Il arrivale 23 décembre sur la Narew . Le temps était humide et sombre et les routesétaient presque impraticables. Napoléon mit pied à terre et alla lui-même re-connaître les positions de l’ennemi. A peine Davoust eut-il passé le fleuve,qu’il manœuvra par sa gauche et jeta un pont sur l’Ukra pour faciliter la jonc-tion d’Augereau, qui se portait sur Novemiasto. Soult, de son côté, menaçaitles derrières de l’ennemi.
L’empereur, envoyant ce mouvement concentrique prononcé, fit prendre àLannes le chemin de t’ultusk, et se rabattit avec Davoust et Murat sur Nasielk,
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