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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS.
vement offensif décida le roi Joseph à évacuer successivement Madrid et Val-ladolid, afin de profiter des positions défensives que présentait la route deBurgos . Mais Wellington prévint en partie celte retraite, en s’avançant surnotre flanc droit de façon à pouvoir, au besoin, couper notre ligne de commu-nication avec Yittoria. L’armée de Portugal reçut la première attaque dans sespositions de las Ilermozas et d’Estepar. L’immense supériorité numérique del’ennemi décida la retraite sur Burgos . Mais cette ville, totalement démuniede vivres et de munitions, présentait un trop grand développement pour qu’ilfût possible de songer à la défendre. Le roi fit détruire les fortifications duchâteau, opération mal conduite qui nous coûta plusieurs centaines de soldatsdans l’explosion des mines. Le 14 juin, notre armée était en route vers l’Èbre ,traversant le défilé de Pancorvo. Le général Clausel suivit le cours de l’Èbre jusqu’à Logrono à la tête de deux divisions de l’armée du Nord, tandis que legénéral Fov, déjà parvenu au-delà de Yittoria, défendait la Biscaye contre lesguérillas.
Nos troupes se trouvèrent bientôt toutes concentrées sur l’Èbre . Le roi Jo-seph s’attendait à une attaque de front, au moment où il apprit que les Anglo-Portugais venaient de franchir le fleuve par les ponts de San-Martin et deFuente-de-Arenas, et se dirigeaient sur Bilbao . Il était évident que le but del’ennemi était de prendre le flanc droit de notre armée. Pour la première fois,enfin, nous allions être sérieusement attaqués! Nous dûmes opérer quelquesnouveaux mouvements; le 19, nous étions massés autour de Yittoria, notreextrême gauche occupant les hauteurs de Subijana. Le roi généralissimedonna ordre au général Refile de s’avancer au devant de l'ennemi sur la routede Bilbao . Notre colonne, formée de 10,000 hommes, rencontra les Anglo-Portugais à Osma, et ralentit leur marche, tout en se repliant d’escarmoucheen escarmouche sur le gros de l’armée. Quoi qu’on fît cependant, l’ennemin’eut bientôt plus entre lui et nous qu’une chaîne de collines faciles à franchir.Joseph avait espéré pouvoir se maintenir derrière l’Èbre avant le passage desAnglais ; c’est faute d’y réussir qu’il avait transporté son quartier général àVittoria.
Yittoria, capitale de la province basque d’Alava , est située au milieu d’uneplaine d’environ deux lieues d’étendue, toute sillonnée de canaux, de fossésboueux, formant sur divers points de véritables marécages impraticablesmême aux équipages. Cette plaine est bornée au nord par la chaîne des Pyré-nées orientales , au sud par de petites montagnes qui séparent la provinced’Alava de celle de Biscaye, dont Bilbao est la capitale : la route de Madrid àBayonne traverse cette plaine dans toute sa longueur. Notre armée était àcheval sur cette route, dans les positions suivantes. L’armée du Midi, comman-dée par le général Gazan, occupait les premières lignes à deux lieues en avantde Vittoria, sur les coteaux d’Ariniz, la droite appuyée sur la Zadorra; unebatterie dominait le front de ce corps d’armée, battant la vallée et enfilant laroute de Miranda.
Le général comte d’Erlon avait porté l’armée du Centre sur une secondeni. 46
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