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Tome troisième.
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ET DE TUES LES RÉGIMENTS. 369

Wellington sur la mer; ce qui eût causé la destruction de toute l’armée con-tinentale, et devenait au contraire un motif de sécurité pour lui. Soult repritdonc ses positions, après avoir eu des succès dans trois combats, et causé à1 ennemi une perte de 6 à 7,000 hommes, qui surpassa de beaucoup la sienne.»

Nous fîmes bientôt, pour secourirSaint-Sébastien, une tentativeinfructuense.Ce fut dans la nuit du 30 au 31 août que les divisions Foy, Maucune et Lamar-tinière, sous les ordres du général Reille, abordèrent franchement l’ennemi.Mais Wellington, prévenu à temps, avait envoyé des renforts à ses troupes deblocus; nous fûmes écrasés par le nombre et obligés de nous replier le 1 er etle 2 septembre. Le siège de cette même place, si admirablement défendue parla garnison française, fut un des plus beaux faits de cette triste fin de cam-pagne. Mais il est indispensable que nous laissions notre armée péninsulaireau moment de son retour en France , pour donner un coup d’œil sur la cam-pagne d’Italie de 1813.

L’armée d’Italie avait pour général en chef le brave et chevaleresque Eu-gène Napoléon, qui se battait en soldat quand il ne commandait pas en géné-ral. L’armée autrichienne avait à sa tête les généraux Hiller et Bellegarde. Onsait qu’à l’époque où l’Empereur sentit le besoin de renforcer ses armée6 deRussie et d’Allemagne , il avait successivement emprunté trois corps à notrearmée d’Italie. L’Autriche donnant à suspecter sa loyauté, il était indispensa-ble de remettre nos forces transalpestres au complet. Le vice-roi quitta lagrande armée d’Allemagne pour aller s’occuper rapidement de cette réorga-nisation; il arriva à Milan le 18 mai. Nous empruntons à un ouvrage spéciall’effectif de l’armée et de ses divers commandements.

Deux mois après le retour du vice-roi, malgré toute l’activité qu’il déploya,l’armée n’offrait encore que 72 bataillons incomplets, et une douzaine d’esca-drons de cavalerie.

Cette armée fut néanmoins divisée en trois corps. Le premier corps, com-mandé par le général Grenier, comprenait 2 divisions : la l re , aux ordres dugénéral Quesnel, était forte de 7,700 hommes; la 2 e , sous les ordres du géné-ral Grutien, se montait à 8,200 hommes. — Le deuxième corps, dont le chefn’était pas encore désigné, formait 2 divisions : Tune commandée par le géné-ral Verdier, était forte de 7,480 hommes; l’autre, conduite par le général Mar-cognet, en comptait 7,189. — Le troisième corps, ayant pour commandantsupérieur le général Pino, et composé de troupes italiennes, comprenait 2 di-visions : la l re , sous les ordres du général Palombini, se montait à 9,362hommes; la 2 E , commandée parle général Lecchi, était forte de 7,891 hommes.—La réserve, sous le commandement du général Bonfanti, s’élevait à 2,469hommes.—Le total des troupes d’infanterie était donc de 48 à 49,000 hommes;la cavalerie, aux ordres du général Mermet, comptait 1,800 hommes. — L’ar-tillerie de réserve, enfin, se composait de 12 pièces de 12 et de 6 obusiers. Legrand parc comprenait 6 pièces de 26 et 20 obusiers. Le nombre des piècesattachées à chaque division portait à 130 le chiffre total des bouches à feu ap-partenant à l’armée. Le vice-roi, général en chef, avait pour chef d'état-majorni. 47