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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS,à profit par le maréchal Nev, qui reprit le village de Preisiget déborda lesalliés sur YYurtchen. Un feu épouvantable tonnait sur une ligne de plus de troislieues de développement. Vers trois heures, l’assaut put enfin être donné aucamp ennemi, et Blücher désespéré comprit qu’il ne lui restait plus qu’unparti à prendre : la retraite. A six heures du soir, la défaite du vieux maréchalprussien était achevée, ses colonnes se reliraient dans une sorte de déroute; lechamp de bataille nous restait jonché, pour ces deux journées des 20 et 21, deplus de 18,000 hommes, contre 12,000 tant morts que blessés pour les nôtres.Nous fîmes de plus 3,000 prisonniers.
L’armée se mit en marche le lendemain avant le jour pour poursuivre l’en-nemi qui avait pris la fuite dans toutes les directions possibles. L’arrière-garderusse, que commandait Miloradowitz, fut jointe par le 7 e corps, qui n’avait pasété engagé la veille et que soutint la cavalerie du général Latour-Maubourg.Le combat fut ardent, et les Russes battus. Le général de cavalerie Bruyèreseut les jambes emportées par un boulet vers la fin de l’action. Un malheur plussensible à l’Empereur, ce fut la perte de son grand-maréchal du palais Duroc,qui fut également frappé par un boulet dont le ricochet tua raide le généraldu génie Kirgener. Duroc survécut douze heures. Napoléon pleura un amisincère, l’un des plus dévoués de ses compagnons d’armes. Le récit de celtemort regrettable est raconté avec infiniment d’intérêt par le baron Fain.
Les alliés continuèrent leur retraite par les routes de Waldau et de Lauban .Les Français continuèrent leur poursuite, traversant la Quciss et la Bober.Le 26, le 5 e corps arriva à Haynau, que gardait une garnison prussienne, quidut se retirer. Le général Sébastiani rencontra près de Prottau un convoi en-nemi, auquel il prit 500 hommes, 80 caissons et 22 canons.
Dans leur poursuite de l’ennemi, Marmont, Macdonald et Bertrand étaientparvenus sous les murs de Schwednitz; Ney, Lauriston et le général Reyniercontinuaient à s’avancer sur Breslau . L’Empereur ressentait évidemment unevive jouissance d’amour-propre à voir les armées d’Alexandre et du roi de Prussefuir ainsi devant la sienne, formée en si grande partie de jeunes recrues quece succès mûrissait. Il savourait avec bonheur cette faible compensation à derécens désastres. Les alliés, sur le point d’être acculés dans la haute Silésie,allaient se trouver dans une position des plus critiques. Aussi, ne prévoyantque nouveaux désastres, les deux souverains ennemis songèrent à appelerl’Autriche comme médiatrice pour obtenir un armistice. Leur but était de ga-gner du temps. Le 29 au matin, deux parlementaires, le général russe Schou-valof et le général prussien Kleist , se présentèrent aux avant-postes. Le ducde Vicence fut chargé de les recevoir. Ces premiers pourparlers n’eurent au-cun résultat. Nous avancions toujours pressant l’ennemi. Une seconde con-férence eut lieu au village de Goebersdorf, et eut pour maigre résultat unesuspension d’armes de trente-six heures. Pendant la conférence, nos canonschargés roulaient mèche allumée. Enfin, une convention moins dérisoire, ré-sultat d’une troisième entrevue des commissaires à Plesswitz, le i juin, futratifiée le lendemain même par le prince de Neufchâtel et le général Barclay