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HISTOIRE DE L’ARMÉE
où Napoléon triomphait sous les remparts de la capitale de la Saxe . La défaitede Yandamme a été l’objet de discussions passionnées où ce général qui avait,disait Napoléon au général Ilaxo, une si belle.occasion de saisir son bâton demaréchal de France, est jugé diversement. Les écrivains qui lui sont le plusfavorables, établissent les faits de la façon que nous allons analyser. Tœplilz, oùse trouvaient le corps diplomatique, le cabinet des souverains alliés et le dépôtdu quartier général allemand , s’était effrayée de l’approche du 1 er corps. Toutfuyait. Déjà Yandamme avait chassé des hauteurs de Peterswalde le généralOstermann, envoyé pour s’opposer à sa marche. Il lui avait tué 2,000 hommes.Ostermann, qui espérait des renforts de Sclnvartzemberg, reprit la défensive,se battit énergiquement de sa personne, perdit un bras et parvint à couvrirTœplitz. Des renforts arrivèrent, et Yandamme fut contraint de se retirer àKorwitz et à Kulm. Isolé dans la plaine, Vandamme ne prévoyait pas sitôtSchwartzemberg, qui voulut profiter de son isolement; mais Vandamme ayantreçu le jour même Tordre de continuer sa marche sur Tœplitz, il espéra êtresoutenu et s’abandonna à sa fortune. Schwartzemberg ne perdit pas un instantet attaqua. Les Français se battirent héroïquement; mais le nombre est la plusvulgaire des conditions de victoire. Écrasé par les masses, le 1 er corps perditdans cette journée fatale plus de 10,000 hommes et 7,000 prisonniers. Le mal-heureux général en chef, les généraux Ilaxo et Guyot partagèrent son sort :Ilaxo était de plus assez grièvement blessé. Les débris du 1 er corps rejoignirentl’armée à Dirsterdorf le 1 er septembre.
Le combat de Gross-Beeren n’avait pas pour le maréchal Oudinot une issueplus heureuse. Le duc de Reggio n’avait pu gagner Berlin aussi rapide-ment que l’Empereur l’avait supposé. Changeant sa direction, ce fut parla route de Wittemberg qu’il s’approcha. Mais Bernadotte était avisé denotre approche. Il avait à la hâte quitté Postdam et planté son quartiergénéral dansla plaine même de Berlin. Débouchant, le 22, de Trebbin, Ou-dinot se trouva devant 100,000 hommes. Le ducde Reggio n’était point hommeà reculer. Songeant combien une victoire serait plus avantageuse que r.e seraitnuisible une défaite, il accepta la bataille. Elle eut lieu le 23 août. Le généralBertrand, à la tête du 4 e corps, fut toute la journée aux prises avec les Prus-siens; le général Regnier réussit à faire reculer ses adversaires et à leur pren-dre un village. Le général Guilleminot ne fut pas moins heureux d’abord,l’affaire s’engageait sous d’excellens auspices; mais Bulow, Worouzof et Wint-zingerode reprirent peu à peu l’avantage et, vers le soir, nos pertes étaientassez sensibles pour que le duc de Reggio crût devoir se retirer, le combat ces-sant d’ailleurs devant la nuit. Il prit la route de Wittemberg, disputant pied àpied le terrain à l'ennemi.
Macdonald n’était pas plus heureux sur la Katzbach. Blücher , tout étonnéde n’être pas attaqué, comprit que, partant pour Dresde , l’Empereur avaitemmené presque toutes ses forces avec lui. Cette persuasion le décida à prendresur-le-champ l’offensive. Il se mit en mouvement le 26 pour passer la Katz-bach, avec Sacken et York. Les Français , de leur côté, commençaient leur