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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS.
marche, le maréchal Macdonald ayant aussi décidé l’attaque; mais nous fûmesrejoints avant d'avoir pu choisir nos positions. Le général Sébastiani eut beau-coup à souffrir de l’immense supériorité numérique de la cavalerie ennemie,tandis qu’on s’attaquait énergiquement sur tous les points. La journée nousfut pénible. Le général Tarayre vit sa colonne écrasée par le corps tout entierde Sacken. Macdonald, le soir, jugea devoir se retirer par Pransnitz. Le 4, con-tinuant notre retraite, nous repassions le Zobaner-Wasser.
Ney, enfin, le soldat heureux, avait été substitué à Oudinot dans le com-mandement des troupes qui, àGross-Beeren, venaient de combattre sous lesordres du maréchal. L’intention du prince de la Moskowa était de se placer leplus vite possible entre Dresde et Berlin . Mais Ney ne commandait qu’à 45,000hommes, et le prince royal de Suède couvrait Berlin avec 100,000 Russes ,Prussiens et Suédois . L’ennemi fut rencontré à Dennevilz et le combat s’en-gagea vivement. Les généraux Bertrand, Lorge, Morand et Fontanelli, firentvigoureusement tête aux Prussiens de Tauenzien. L’arrivée de Bulow futmême assez opportune pour ce dernier qui pliait. Bertrand se vit le plus par-ticulièrement pressé. Le général Guilleminot, excellent officier, s’empara duvillage de Golsdorf; la division Pactliod s’engagea avec le 12 e corps. Alors onse battit partout. Nous gagnions peu à peu du terrain, lorsque Bernadotte ,accourant avec ses réserves de 40,000 hommes frais et 150 bouches à feu,nous enleva nos avantages. Les divisions saxonnes qui combattaient dans nosrangs lâchèrent pied les premières. L’ennemi, renforcé, rafraîchi, profita denotre épuisement, reprit les divers villages que nous lui avions enlevés. Mac-donald, ne voulant pas multiplier nos pertes, ordonna la retraite sur Gorgau.Le maréchal Oudinot, resté au commandement des 7° et 12 e corps, et qui avaitaccompli mainte charge brillante, se retira vers Sclvweidnilz.
«Je me suis un peu étendu sur nos désastres, » fait dire à l’empereur Na-poléon le général Jomini , dans un ouvrage où, à la façon antique, il met sonhéros en scène et racontant lui-même sa vie à d’illustres capitaines des tempsanciens, » parce qu’ils eurent une notable influence sur les résultats delà cam-pagne. Ces échecs multipliés ont fait concevoir des doutes sur l’habileté demon plan et sur la solidité des principes sur lesquels il reposait. Rien n’estplus injuste. Pour réussir, il ne m’a manqué que des troupes un peu plusaguerries et rompues aux fatigues, mais principalement une plus grandequantité de bonne cavalerie. Un plan basé sur l’emploi alternatif d’une massesupérieure, au point décisif, exige que les armées secondaires, qui restent surla défensive, soient organisées de manière à battre en retraite pour ne pas selaisser entamer; or, les retraites ne s’effectuent pas sans une bonne cavalerie,surtout avec de l’infanterie peu expérimentée. Pour juger si le système deslignes centrales est défectueux, il importe d’établir parité de moyens, c’est-à-dire qu’il faudrait voir ce que j’eusse fait entre l’Elbe et la Katsbaeh, si j’avaiseu, comme les alliés, des soldats robustes et 80,000 chevaux.
« Je ne dissimule pas néanmoins que le système des lignes centrales ne soit
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