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Histoire abrégée de l'astronomie, depuis 1781 jusqu'à 1802.
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DE L’ASTRONOMIE.

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étant six fois moindre dans la lune que sur la terre , les explosions pareilles " — ■ -des volcans intérieurs peuvent y produire six fois plus d’effet, en supposantque les fluides élastiques s’y développent avec la même force.

II y a dans la lune une quantité innombrable de bassins ou cratères devolcans, environnés de montagnes circulaires : il y en a de trois ou quatrecents toises, et il y en a de cinq cents lieues de diamètre; quelques-uns ontquelques centaines de toises de profondeur ; il y en a qui ont plus de troismille toises.

On ne voit dans la lune aucun vestige de mers et de fleuves. Les partiesgrises ou obscures qu’on a appelées des mers, présentent des inégalités, des élé-vations, des profondeurs. II y a de vastes plaines, qu’on pourrait prendre pourdes forêts et des bruyères.

On y voit de petits bassins dans les grands, de petites montagnes dansles bassins , des montagnes sur des montagnes ; et tout cela parait être leproduit des éruptions successives. M. Schroeter a vu, le 27 août 1788 , uncratère ou bassin de deux lieues de diamètre, qui n’y était pas (selon lui)le 24 octobre 1787; ce qui paraît prouver que les éruptions ont encore lieu.

Une montagne qui lui avait paru oblongue plusieurs fois, lui a paru ronde;ce qu’il attribue à l’atmosphère de la lune , dont il admet l’existence. II amême observé dans la lune, ainsi que dans Vénus , un crépuscule qui luiparaît indiquer une atmosphère. Enfin il annonçait un traité sur la rotation deVénus , sur laquelle on disputait depuis long-temps. Cassini la croyait de 23heures; Bianchini, de 23 jours : mais M. Schroeter la croit de 23 heures21 minutes.

Le 15 février 1792 parut la troisième édition de mon Astronomie, dontl’impression était commencée depuis plusieurs années, et qui contient, entreautres, des tables nouvelles pour les mouvemens de toutes les planètes, cal-culées soit par le C. cn Delambre, soit par moi; des tables des satellites deJupiter , ouvrage qui avait occupé le C. cn Delambre près de deux ans, etdans lequel cet habile astronome fut aidé sur-tout par la savante théorie desattractions réciproques de ces satellites, que le C. en La Place a poussée beau-coup plus loin qu’on ne l’avait fait avant lui.

Les tables de Jupiter, de Saturne , de Ilerschel, que le C. cn Delambre aaussi calculées , et où le C. en La Place lui a été du même secours, sont aussiun grand pas que l’astronomie a fait. On ne se serait pas douté, avant 1786,que les grandes inégalités de Saturne pussent être si bien connues , et quel’orbite de la nouvelle planète découverte en 1781 pût être déterminée avecautant de précision que celles des autres planètes qu’on observe depuis deuxmille ans.

M. de Zach, astronome célèbre, pour qui le duc de Saxe-Gotha avait faitbâtir un grand et superbe observatoire, en profita pour déterminer les ascen-sions droites exactes d’environ 4 - 0 ° étoiles principales. Le C. cn Delambre avaitfait le même travail pour les étoiles du midi , et moi pour celles du nord.L’accord qui se trouve dans nos résultats, forme une preuve de l’exactitude

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