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HISTOIRE ABRÉGÉE
• des méridiens entre Paris et Greenwich , sur laquelle on avait encore qüel-
1 7^)2. ques secondes d’incertitude, malgré cent vingt ans d’observations comparées;elle se trouve de 9' 21". Le C. cn Cassini y joignit la figure et l’usage ducercle entier dont j’ai parlé.
En Espagne , le C. cn Mégnié, appelé pour construire des instrumens d’as-tronomie, s’appliqua à en faire usage; il obtint un observatoire, et envoyaplusieurs observations, entre autres l’éclipse de Jupiter par la lune, du 28juin , et l’éclipse de soleil du 16 septembre , qui nous ont fait connaître la dif-férence des méridiens entre Madrid et Paris , 24' 9". Il y avait à cet égardplus d’une minute d’incertitude; tant l’astronomie avait été négligée à Madrid .
Le C. en Cassini publia, sur les déclinaisons de l’aimant, un ouvrage im-portant , où l’on voit l’influence de la chaleur sur la direction de l’aiguilleen diverses saisons et à différentes heures du jour.
Mais après avoir bien déterminé les variations de l’aiguille, il restait encoreà connaître avec la même précision la direction absolue; il y avait bien 20 ou30' d’incertitude, à cause du frottement des pivots de suspension des meil-leures boussoles. Pour y remédier, les C. £n ‘ Cassini et Coulomb firent exé-cuter une grande boussole, dont l’aiguille est suspendue par un fil, et dontla direction peut s’observer avec une lunette; mais le fer qui se trouve dansle bâtiment de l’Observatoire, obligea le C. cn Cassini de chercher ailleursune station commode pour les observations.
Dans le même temps, M. Churchman nous envoya d’Amérique un ouvragequi serait bien curieux si le résultat en était sûr. Il détermine sur la terrele mouvement circulaire du pôle magnétique vers lequel se dirige l’aiguilleaimantée; il assure que ce pôle est à i4° de celui de la terre, et qu’il tourneautour de celui-ci en 426 ans, sans changer de distance. Sa place était, en1790, à 298° de longitude géographique, comptée du premier méridien.Mais cette hypothèse me paraît peu vraisemblable : nous avons , pour lavérifier, un recueil vaste et précieux de déclinaisons observées sur toute lasurface de la terre, et que Buffon a rassemblées dans son Traité de l’aimanten 1788.
Le Traité du flux et du reflux de la mer, que j’avais donné en 1781 ,contient une grande quantité d’observations faites sur les marées de Brest aucommencement de ce siècle; mais on n’a pas pu retrouver les registres ori-ginaux , et nous 11’avions point la direction et la force du vent, qui peuventproduire plus de deux pieds de différence sur la hauteur de l’eau. En con-séquence , je demandai au C. cn Monge , savant académicien , alors ministrede la marine , de faire faire ces observations à Brest quatre fois le jour pen-dant un an. Le C. cn Thevenard, correspondant de l’Académie , qui avait étélui-même ministre de la marine, et qui était alors commandant à Brest ,'s’empressa de remplir les ordres qui lui avaient été adressés, et les observa-tions commencèrent. Je les ai reçues depuis; mais on avait négligé d’y mettreJes temps vrais, quoique je l’eusse expressément demandé.
L’Assemblée nationale ayant chargé l’Académie d’adjuger un prix national
d’utilité