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Histoire abrégée de l'astronomie, depuis 1781 jusqu'à 1802.
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DE L’ASTRONOMIE.

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M. Hennert , astronome d’Utrecht , remporta le prix de l’Academie dePetersbourg sur les inégalités du mouvement diurne de la terre. Son résultatest qu’il y a bien quelques inégalités dans la rotation , mais qu’elles se réta-blissent et se compensent, de manière qu’on peut la supposer uniforme.

Les Éphémérides de Milan pour 1796 nous procurèrent une théorie desperturbations de Mercure par M. Oriani, et des observations de cette pla-nète, faites par M. de Cesaris avec l’excellent mural de Ramsden, qui a huitpieds anglais de rayon.

Lorsque les troupes françaises firent la conquête du Milanez, des académi-ciens français allèrent y recueillir les objets utiles pour les sciences et les arts ;nous respectâmes le mural, dont les astronomes Oriani, de Cesaris et Reggio font un si bon usage, et nous demandâmes au Directoire exécutif de les recom-mander nommément au général Bonaparte , qui commandait l'armée française:Bonaparte les reçut avec distinction , entre autres M. Oriani, et leur donna toutela protection dont ils avaient besoin pour la continuation de leurs travaux.

M. Toaldo traduisit, à Padoue , mon Abrégé d’astronomie, et même l’As-tronomie des Dames; il joignit à ce dernier ouvrage un second volume qu’ilavait fait pour faciliter leurs progrès dans la connaissance de l’astronomie.

Je visitai, cette année, en allant au Mont-Blanc , l’observatoire de Genève,qui a pris de nouveaux accroissemens. Il fut établi en 1771 par André Mallet,dont j’ai donné l’éloge page 698, Cet observatoire a vingt-quatre pieds dediamètre : on y voit une lunette méridienne acromatique de cinq pieds ; unquart-de-cercle fait par Sisson , qui a 2^ pieds ; une lunette acromatique dedix pieds; une autre lunette acromatique de 3^ pieds, qui a 3^ pouces d’ou-verture , et qui a un mouvement parallactique : elle appartient au jeune Fré-déric Maurice , astronome et géomètre. If y a aussi un cercle de dix pouces ;on peut le citer, parce que cet instrument est encore rare : celui-ci a été cédépar le C. cn Tromelin , officier de vaisseau. On y trouve encore une lunette pa-rallactique de Ramsden , qui a trente pouces , avec un micromètre tracé sur uneglace par Brander, d’Augsbourg ; une excellente pendule de Shelton, qui nevarie pas d’une seconde par jour de l’hiver à l’été ; une chaise roulante , dontl’observateur peut élever le dossier à volonté par le moyen d’un cric, pourse placer à la hauteur de la lunette méridienne. On peut juger, par ce détail,de l’utilité des observations qui nous arrivaient de Genève , où M, le professeurMarc-Auguste Pictet et M. Frédéric Maurice en avaient fait déjà plusieurs ;mais le premier n’est plus occupé que de physique, et le second de géométrie.

Le comte Ignace Batthiani, évêque de Weissembourg, ou Alba Carolina, enTransylvanie , établit un observatoire, et M. Martonfï commença à y fairedes observations.

Parmi les pertes que fit l’astronomie en 1796, la plus grande est celle dePingré.

Alexandre-Gui Pingré , géographe de la marine, ci-devant associé librede l’Académie des sciences de Paris , bibliothécaire de Sainte-Geneviève etdu Panthéon, naquit à Paris le 4 septembre 1711. II fit ses études au collège