DE L’ASTRONOMIE.
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de cette erreur : mais il en résulta quelque bien ; car Pingre eût fait cet ouvrageavec un scrupule et un détail qui lui auraient pris tout son temps , et nousauraient prives de travaux plus utiles que cet almanach ne pouvait l’être alors,et dans lesquels d’autres ne pouvaient le remplacer : c’est à de bons calcu-lateurs , et non pas à un grand astronome, qu’un pareil ouvrage doit êtrecontré.
En 1756, il fut reçu de l’Académie comme associé libre, et pendant qua»rante ans il ne cessa de travailler pour cette compagnie, et de lui être utileet cher, d’enrichir les volumes de ses Mémoires, et d’aller au-delà des merspour seconder ses projets.
Dès 1751, il avait obtenu la construction d’un observatoire dans l’abbayede Sainte-Geneviève ; l’abbé et le chapitre lui donnèrent un télescope de sixpieds, une pendule et une lunette; l’Académie lui confia un quart-de-cercle;et l’on voit que le 25 septembre il observa l’occultation des Hyades : maisce qui était plus difficile et plus rare , il commença à en tirer des conséquencesen calculant les parallaxes. On voit , dans ce mémoire , qu’il n’épargnaitpoint les calculs, et qu’il en fit beaucoup plus que cette observation n’enméritait.
En 1757, il entra dans une nouvelle carrière, qu’il parcourut avec la plusgrande distinction ; c’est celle des calculs des comètes. La détermination desorbites cométaires était le problème le plus difficile de l’astronomie, celui quiexige le plus de calculs et le plus de sagacité, à cause des difîérens cas quiembarrassent le calcul : mais Pingré n’était jamais embarrassé, et il calcula àlui seul plus d’orbites de comètes que tous les astronomes ensemble pendant unpareil intervalle de temps, comme on peut le voir dans l’immense ouvragede sa Coinétographie , qui parut en 1784, en deux volumes in-j..°
En 1760, le passage de Vénus sur le soleil, qu’on attendait pour le 6 juin1761 , engagea les puissances et les académies à envoyer des astronomes dansles différentes parties du monde. Pingré se chargea d’aller dans les mers desIndes , et il choisit sa position à l’île Rodrigue , où l’on devait voir l’entréeet la sortie. Le mauvais temps contraria Pingré , ainsi que Le Gentil, et Maske-lyne à l’île de Sainte-Hélène . Le Gentil était allé aux Indes, ainsi que Mason ,astronome anglais . Les éve'nemens de la guerre nous arrachèrent encore cesobservations ; mais le voyage de Pingré fut utile à la géographie et à lamarine.
On demanda, en 1764, à Pingré de tracer un cadran solaire sur la colonnede l’hôtel de Soissons, où l’on venait de construire la halle au blé. II ima-gina un cadran ingénieux et savant, dont les styles environnent une partiede la colonne , et sont tous horizontaux ; il en publia la description , quej’ai encore étendue en y ajoutant les démonstrations, dans la nouvelle Ency-clopédie, au mot Cadran .
En 1765 , il publia une description de Pékin , pour accompagner un planque Joseph de l’isle avait fait graver, et il y donna les résultats de beaucoupde calculs d’éclipses pour la position de Pékin . Depuis il en a calculé beaucoup
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