7 8ù HISTOIRE ABRÉGÉE
——n’avais pu parler qu’imparfaitement dans mon Traité des canaux en 1778.j 797. Ce livre a été traduit en français .
J’y vis avec plaisir que le C. cn Hanna, missionnaire , que j’avais formé àl’astronomie, avait obtenu la permission d’aller résider à Pékin . Mais depuisce temps-là il y est mort.
Le prince de la Paix a formé en Espagne un établissement d’astronomes,avec des traitemens avantageux il leur a concédé le privilège de tous lesalmanachs, comme à Berlin : mais l’observatoire n’est point fini, et l’on adétruit celui que le C. cn Mégnié avait fait bâtir à la Verrerie , en sorte quel’astronomie n’a pas encore en Espagne l’activité que nous avions lieu d’es-pérer. M. Chaix , que nous vîmes cette année passer à Paris pour se rendreà Madrid , ne cesse dé solliciter pour qu’on mette l’observatoire de cette villeen état d’être utile. La protection qu’annonce le prince de la Paix , nousdonne lieu de l’espérer, et nous ne cessons de le solliciter.
On publie à Lisbonne des Éphémérides pour la marine , qui annoncentl’émulation et le goût de l’astronomie en Portugal , et le zèle de l’Académiede Lisbonne, qui a publié aussi deux volumes de Mémoires. M. le chevalierd’Araujo , ambassadeur de Portugal , a pris à notre correspondance un intérêtqui prouve ses connaissances et son zèle pour la gloire de son pays.
M. Tralles, professeur à Berne , a reçu de Ramsden un théodolite supé-rieur même à celui dont on s’est servi pour les triangles d’Angleterre, et il vas’en servir pour ceux de la Suisse .
Le C. e " Jacques-Philippe Maraldi , troisième astronome de ce nom, nousenvoya les observations qu’il fait habituellement à Perinaldo , près de Nice .Mais il fit plus ; il amena à Paris l’aîné de ses quatre fils , âgé de dix-huitans, pour travailler avec moi à l’astronomie. Je desirais que Maraldi IV sou-tînt la réputation de sa famille, et celle des Cassini leurs parens, qui mal-^ heureusement sont perdus pour l’astronomie depuis la révolution.
M. mc la duchesse de Saxe-Gotha, la princesse la plus savante que l’onconnaisse, qui aime l’astronomie, qui observe et qui calcule elle-même d’unemanière surprenante , place aujourd’hui la maison de Saxe dans l’histoire del’astronomie, comme le landgrave Guillaume y plaça, il y a deux cents ans, cellede Hesse-Cassel. Elle a envoyé un de ses astronomes, M. le docteur Jean-Charles Burckhardt, né à Leipzig le 30 avril 1773 > pour travailler avec nous;et il est arrivé à Paris le 1 5 décembre , jour remarquable dans l’astronomiepar la naissance de Tycho-Brahé . Cette princesse a pensé que mon activitédévorante pour l’astronomie , électrisant tout ce qui m’environne , pouvaitêtre utile même encore à celui qui vient d’habiter l’observatoire de Gotha, undes plus beaux qu’il y ait, dirigé par un de nos plus grands astronomes, M. lebaron de Zach , dont le nom vient toujours se placer par-tout où l’on parled’astronomie, et que son amitié pour moi a peut-être trompé pour la destinationde son ami; mais sa souveraine et lui ont cru que leur astronome, en venant àParis , faisait le voyage de la Mecke. J’ai cru pouvoir le dire pour l’honneur dela France ; illustrée par tant de victoires, elle n’a rien perdu de sa réputation