Band 
Histoire abrégée de l'astronomie, depuis 1781 jusqu'à 1802.
Entstehung
Seite
795
JPEG-Download
 

DE LASTRONOMIE.

795

Le grand travail des étoiles, commencé en 1789, arriva à 47000» et ilne nous en manquait pas 2000 pour avoir fini le tour du ciel jusquau tro- 1798.pique inférieur ; if y en a eu 5 0000 en prenant deux degrés par-delà. LeC. cn Le Français La Lande neveu se disposait à finir, et déjà il jouissait deson travail. Les comètes sont actuellement la seule partie de lastronomie quisoit peu avancée : cest celle dont les astronomes vont soccuper. Jai voululeur préparer le seul secours qui leur manquait, en leur donnant des positionsdétoiles dans toutes les parties du ciel : on nobservera jamais de comètessans être obligé de recourir à nos 50000 étoiles, et sans être sûr dy trouvertout ce quon peut desirer; jen fais lexpérience depuis plusieurs années. Maisun grand et important ouvrage doit avoir des détracteurs : ils diront quilvaudrait mieux avoir moins détoiles et y mettre une plus grande précision.

Ils se trompent ; cest le grand nombre détoiles qui remplit lobjet néces-saire de ce travail : une plus grande exactitude est inutile quant à présent,et le sera long-temps encore. On 11observe les comètes quà 30" près, etlon voudrait avoir les positions détoiles à la seconde ; cest une inconsé-quence évidente et une impossibilité manifeste. Nous avons donc fait toutce quil était nécessaire et possible de faire , et je mestime heureux davoirterminé ma carrière en procurant à lastronomie un monument que son immen-sité pouvait faire croire impossible.

Pour faire juger de lutilité de ce travail, il me suffira de dire que dans unezone de trois heures, ayant deux degrés de largeur, on a eu 30 étoiles nou-velles de cinquième et de sixième grandeur, et de six à sept, et il 11y en avaitque trois qui fussent connues. Le 10 décembre, sur 100 étoiles , dont treizede sixième grandeur, il ny en avait quune seule de connue; les douze autresétaient nouvelles pour nous. Cela suffit pour faire voir combien on étaitéloigné de connaître le ciel étoilé , et de savoir ce quil y avait détoilesvisibles à la vue simple. Voilà pourquoi, dès que jai pu avoir un bon ins-trument , je me suis occupé de ce travail.

M. Herschel a aussi entrepris une revue du ciel avec son télescope de vingtpieds ; mais cest» pour trouver des nébuleuses ou des objets difficiles à voir.

Notre travail est plus important , puisquil fournit des positions exactes detoutes les étoiles dont les astronomes peuvent faire usage. M. Herschel observede préférence les choses presque invisibles ; il a raison : mais les astronomesont sur-tout besoin des objets sensibles et toujours présens à leurs regards.

Le C. en Le Français est donc celui dont on peut dire ce que Virgile disait de Palinure :

Sidéra cuncta notât tacito labentia cœlo ;

car il fait bien réellement ce que certainement Palinure ne faisait pas. M. mt LeFrançais en avait déjà réduit 6000, et elle a continué ce travail, quoiquil yait trente-six opérations pour chacune.

Au mois de septembre [fin de lan VI], je fis mettre dans lobservatoirede lÉcole militaire une nouvelle lunette méridienne , travaillée par Lenoir ,

H h h h h 2