DE L’ASTRONOMIE.
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Le grand travail des étoiles, commencé en 1789, arriva à 47000» et ilne nous en manquait pas 2000 pour avoir fini le tour du ciel jusqu’au tro- 1798.pique inférieur ; if y en a eu 5 0000 en prenant deux degrés par-delà. LeC. cn Le Français La Lande neveu se disposait à finir, et déjà il jouissait deson travail. Les comètes sont actuellement la seule partie de l’astronomie quisoit peu avancée : c’est celle dont les astronomes vont s’occuper. J’ai voululeur préparer le seul secours qui leur manquait, en leur donnant des positionsd’étoiles dans toutes les parties du ciel : on n’observera jamais de comètessans être obligé de recourir à nos 50000 étoiles, et sans être sûr d’y trouvertout ce qu’on peut desirer; j’en fais l’expérience depuis plusieurs années. Maisun grand et important ouvrage doit avoir des détracteurs : ils diront qu’ilvaudrait mieux avoir moins d’étoiles et y mettre une plus grande précision.
Ils se trompent ; c’est le grand nombre d’étoiles qui remplit l’objet néces-saire de ce travail : une plus grande exactitude est inutile quant à présent,et le sera long-temps encore. On 11’observe les comètes qu’à 30" près, etl’on voudrait avoir les positions d’étoiles à la seconde ; c’est une inconsé-quence évidente et une impossibilité manifeste. Nous avons donc fait toutce qu’il était nécessaire et possible de faire , et je m’estime heureux d’avoirterminé ma carrière en procurant à l’astronomie un monument que son immen-sité pouvait faire croire impossible.
Pour faire juger de l’utilité de ce travail, il me suffira de dire que dans unezone de trois heures, ayant deux degrés de largeur, on a eu 30 étoiles nou-velles de cinquième et de sixième grandeur, et de six à sept, et il 11’y en avaitque trois qui fussent connues. Le 10 décembre, sur 100 étoiles , dont treizede sixième grandeur, il n’y en avait qu’une seule de connue; les douze autresétaient nouvelles pour nous. Cela suffit pour faire voir combien on étaitéloigné de connaître le ciel étoilé , et de savoir ce qu’il y avait d’étoilesvisibles à la vue simple. Voilà pourquoi, dès que j’ai pu avoir un bon ins-trument , je me suis occupé de ce travail.
M. Herschel a aussi entrepris une revue du ciel avec son télescope de vingtpieds ; mais c’est» pour trouver des nébuleuses ou des objets difficiles à voir.
Notre travail est plus important , puisqu’il fournit des positions exactes detoutes les étoiles dont les astronomes peuvent faire usage. M. Herschel observede préférence les choses presque invisibles ; il a raison : mais les astronomesont sur-tout besoin des objets sensibles et toujours présens à leurs regards.
Le C. en Le Français est donc celui dont on peut dire ce que Virgile disait de Palinure :
Sidéra cuncta notât tacito labentia cœlo ;
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car il fait bien réellement ce que certainement Palinure ne faisait pas. M. mt LeFrançais en avait déjà réduit 6000, et elle a continué ce travail, quoiqu’il yait trente-six opérations pour chacune.
Au mois de septembre [fin de l’an VI], je fis mettre dans l’observatoirede l’École militaire une nouvelle lunette méridienne , travaillée par Lenoir ,
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