HISTOIRE ABRÉGÉE
saros météorologique, dans ie Journal de physique, t. XXI, ijSi, fît voir\7y7- que la période de dix-huit ans ramenait les années chaudes ou humides. Ilcontribua beaucoup à l’etablissement de la Société météorologique de Man-heim. Son mémoire sur la météorologie appliquée à l’agriculture, remporta leprix de Montpellier en 1 774, et fut réimprimé à Venise en 1786. Depuis 1772.il publia , chaque année , un journal astro-météorologique, dont les prédic-tions furent souvent vérifiées et quelquefois utiles. On trouve une notice dé-taillée de ses autres ouvrages dans le Magasin encyclopédique, tome VI, p. 469.
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Je dois commencer l’histoire de cette année en annonçant la fin de la plusgrande opération qui ait été faite depuis long-temps, la mesure de la terre,ou de p° | du méridien , depuis Dunkerque jusqu’à Barcelone.
Dès le milieu de janvier, le C. cn Delambre , impatient de commencer sesutiles et pénibles travaux , alla préparer la base de Lieursaint à Melun , faireachever les pyramides en bois qui avaient soixante-dix-neuf pieds de hau-teur, et mesurer les angles : le froid et la pluie ne l’arrêtèrent pas.
Le 24 février [6 ventôse], il avait déjà fini sept stations pour les anglesà la base : trois hommes avaient été employés pendant six semaines à élaguercinq à six cents arbres de la grande route de Melun , qui empêchaient de voirles signaux.
Le 17 avril [28 germinal] , il partit pour aller mesurer la base de Melun à Lieursaint; travail pénible, dans lequel il mettait une si grande attention,qu’avec le secours de sept personnes on ne mesurait que 330 mètres ou 180toises par jour.
Le 3 juin [ r3 prairial], la mesure de la base, de 11836 mètres ou 6075toises, fut finie à Lieursaint.
Le 30 juin [ 1 2 messidor] , le C. cn Delambre partit pour aller mesurer la basede Perpignan ; elle fut terminée le premier jour complémentaire de l’an VI.
Dans le même temps , le C. cn Méchain terminait ses triangles entre Rodéset Carcassonne , après avoir essuyé des maladies , des contrariétés et des retardsde toute espèce. Plus malheureux et moins robuste que son collègue, son zèlene servait qu’à 1e tourmenter davantage.
Enfin, le 17 novembre [27 frimaire an VII] , ils arrivèrent à Paris , aprèsavoir fini des calculs qui prouvèrent que les deux bases s’accordaient parfai-tement. Ainsi cette immense entreprise d’une nouvelle mesure de la terre ,commencée au mois de juin 1792 par nos deux plus habiles astronomes, futenfin terminée. Ils voulurent déterminer encore de nouveau la latitude deParis , que j’avais fixée à 48 ° 30' i 4 ", il y avait trois ans, d’après plus dedeux cents observations faites avec le cercle que nous devons à Mayer et aBorda, en employant la réfraction de Bradley, et ils ont trouvé le memerésultat.