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HISTOIRE ABRÉGÉE
d’une Société royale de marine , qui fut installée le 22 décembre parD. Rodrigo1798. de Sousa, ministre. Elle a produit plusieurs mémoires, observations et calculs,qui seront utiles à l’astronomie et à la géographie ; le projet d’un Neptune por-tugais; des journaux de voyages, dont on pourra tirer parti. Le catalogue desmémoires présentés à cette Académie pendant les années 1795 et 1800, est im-primé , et indique beaucoup d’activité de la part des membres qui la composent.
Je publiai une nouvelle édition de la Sphère et du Calendrier de Rivard,livre élémentaire très-bien fait, et qui a été utile depuis cinquante ans : j’y aiajouté le calendrier républicain, en réclamant contre le défaut d’intercalation,le décret du 3 octobre 1793 n’ayant pas été, à cet égard, conforme à ceque j’avais remis au C. c " Romme, comme cela est indiqué dans le décret ducinquième jour complémentaire an III, où il est dit qu’il y aura six jours com-plémentaires , quoique cette disposition ne soit pas rigoureusement conformeaux principes de l’astronomie : ce tut moi qui rédigeai le décret, n’osant pasrendre inutiles, la veille du premier jour de l’an , tous les almanachs qui étaientdéjà répandus.
Le GV" François de Neufchâteau signala sa première entrée au ministèreen ordonnant l’impression de ma Bibliographie astronomique. On a vu dansla préface que sans lui elle n’aurait pu être publiée.
Nous reçûmes des observations du C. e " de Ratte à Montpellier , et duC. cn Thulis à Marseille .
L’observatoire d’Amsterdam , appartenant à la Société de Félix meritis, futconfié à M. Calkoen : il avait été s’exercer à Gotha avec M. de Zach ; etil allait commencer un cours d’observations , qui devait être très-utile dansun pays où l’on n’en a jamais fait, quoique le besoin de la marine dut faireouvrir les yeux du Gouvernement sur un objet aussi nécessaire aux naviga-teurs. Ce fut en vain que j’allai , en 1774 > à Amsterdam : le stathouder etle grand pensionnaire me promirent tout ce que je voulus, et ne firent rien.Le C. cn van Swinden y a donné ensuite une impulsion dont j’espère qu’onressentira les effets.
Le ministre de la marine , le C. en Pleville-le-Peley, augmenta le traitementdes astronomes de l’observatoire de la marine à Marseille , où Thulis fait desobservations suivies et importantes.
Le terrier de Corse , ou la description de cette île , qu’on avait commencéil y a trente ans, fut terminé. Les grands triangles avaient été levés par leC. en Tranchot ; les détails furent faits par une multitude de coopérateurs. Leministre des finances m’ayant chargé de l’examiner, j’ai eu lieu de reconnaîtreque ce travail est d’une exactitude digne d’être prise pour modèle , si 1 onentreprenait d’en faire autant pour tous les départemens de la France ; ce quiserait très-utile.
Le C. en Perny, qui avait été envoyé dans la Belgique , et qui, depuis 1795 ,avait formé quarante triangles à Bruges, G and, Ostende, Anvers , Middel-bourg, &c. partit pour la République batave , où l’on promettait de fournir cequi serait nécessaire à la continuation de ce travail ; mais cela n’a pas été exécuté.