DE L’ASTRONOMIE.
Soi
M. de Zach ; et les savans en générai, d’une des langues les plus fécondes en —-
ouvrages importans dans toutes les sciences. Je sollicite l’établissement d’un 175)8professeur d’allemand au Collège de France , par la conviction que j’ai del’importance de cette langue pour tous les genres d’instruction (1). L’astro-nomie et la géographie n’avaient point de journal, et l’on ne devait pas espé-rer qu’elles en eussent; Adelbulner et Bernoulli l’avaient entrepris sans succès :la haute considération dont jouit M. de Zach, a donné assez de réputation àcelui-ci pour que nous soyons assurés du débit, et par conséquent de la con-tinuation de cette utile entreprise.
M. Martonfi publia en Transylvanie la description de l’observatoire queM. le comte-évêque Batthiani a fait construire à Carlsbourg [ Alba JuliaJ,appelé aussi Weissembourg et Alba Carolina.
M. Triesnecker publia à Vienne un travail considérable sur les éclipses desoleil et d’étoiles.
Nous reçûmes les Ephémérides de Bologne pour douze ans, de 1799 à1810, par le C. cn Mateucci , aidé des C.' ns Alamanni, Guglielmini , Sac-chetti et Canterzani fils. Depuis le commencement du siècle, l’Académie dessciences avait publié , dix ans d’avance, des Ephémérides . Les derniers vo-lumes sont de Desplaces, La Caille et moi. J’avais fini à 1800; les embarrasdu commerce m’avaient ôté le moyen de trouver un libraire pour la suite ,et j’ai renoncé à ces calculs. Les astronomes de Bologne , plus heureux quemoi, suppléèrent à cet inconvénient, et nous eûmes une avance de douzeans pour tous ceux qui voudront faire des almanachs de plusieurs années.
Les Ephémérides de Milan , pour 1798 , contiennent la suite d’un grandtravail de M. Oriani sur la manière de corriger les élémens des tables deMercure par les observations, et beaucoup d’observations intéressantes deMM. Reggio et de Cesaris.
M. Schroeter publia à Lilienthal le second volume de ses AstronomischeBeytrtege, où l’on trouve, entre autres, les diamètres appareils des satellites; iltrouve neuf dixièmes de seconde pour le second, une seconde et demie pourle troisième.
M. Bode publia à Berlin un nouveau volume d’Éphémérides pour 1801 ,et un troisième volume de supplémens pour les volumes précédens, qui con-tiennent beaucoup d’observations et de mémoires d’astronomie par les astro-nomes d’Allemagne , de France et d’Angleterre. Cet ouvrage est, commecelui de M. de Zach , un répertoire dont les astronomes ne sauraient se passer.
M. Schubert publia à Pétersbourg , en allemand , un grand Traité d’astro-nomie physique, en trois volumes , qui font en tout près de 900 pages.
11 y a mis les perturbations des planètes.
A Lisbonne , il y eut, le 30 juin, des lettres patentes portant établissement
( 1 ) Nous avons à l’Institut une section de statistique; mais les meilleurs livres de statistiquesont en alleiriand, et ils sont en grand nombre. Nous avons depuis peu un journal de statistiqueà Paris .
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