Sc 4 II I S T O I R E A B R É G É E
-Fortin; il avait fait beaucoup de calculs pour la Connaissance des temps et
175)8. pour la seconde édition de mon Astronomie. Il donna divers mémoires dansla Connaissance des temps ; et quelques jours avant sa mort, il me remit des’ tables pour calculer les phases de la lune, meilleures que celles qui sont dans
les Élémens de navigation de Bouguer et de La Caille : elles sont dans laConnaissance des temps de l’an IX. 11 était très-pauvre lorsqu’il devint admi-nistrateur général des postes, par la considération que le C. cn directeur Réveil-Ière-Lépaux avait pour son mérite ; et cela ne l’empêcha pas de s’occuperd’astronomie. Il est rare que les talens soient des titres à la fortune : cela n’ar-rive que lorsque le pouvoir est réuni au savoir.
Le 15 juin [20 prairial] mourut Alexis-Jean-Pierre Paucton , né le 10février 1732, près de Lussan. II est connu par sa Métrologie, vaste recueilde mesures de tous les pays, qui avait paru en 1780. Je lui avais proposéce travail, et je lui avais fourni la plupart des mesures étrangères [Métrolo-gie, p. 838); mais il y ajouta beaucoup de recherches, de dissertations, decalculs, sur les mesures anciennes , la population et l’agriculture. H s’étaitexercé sur d’autres parties des mathématiques, comme la vis d’Archimède .
En 1781 , il donna une Théorie des lois de la nature , où il réfutaitNewton et Nollet, et établissait un nouveau pied géométrique de 0,278 mètreou 123 lignes 28 ; il y parlait des pyramides d’Égypte , &c. Il était si persuadéde l’importance de ses découvertes , qu’il prenait pour épigraphe , E putcoveritas. Enfin il était occupé à réduire en mesures décimales cette immensitéde mesures étrangères, lorsque l’économie du Gouvernement fit supprimerson traitement. 11 fut obligé d’interrompre ce travail ; mais le Gouvernementvenait à son secours lorsqu’il est mort. L’Institut a sollicité des secours poursa veuve et ses enfans.
Beauchamp m’écrivit d’AIep qu’il avait perdu son frère , compagnon deson voyage d’Arabie, et son élève Hyacinthe Receveur, qui annonçait toutle zèle et toutes les dispositions que l’on pouvait desirer. Cette perte, qui enétait une très-grande pour l’astronomie, avait désespéré et dégoûté Beau-champ du voyage d’Arabie : mais le ministre l’envoya rejoindre Bonaparte et les savans réunis en Égypte ; et il commençait à contribuer au succès de’cette importante expédition pour la partie géographique et astronomique ,lorsque le général l’envoya négocier à Constantinople , où il fut retenu pri-sonnier.
Le 3 octobre , Reccard, qui avait publié diverses observations, mourut àKonigsberg .
Nous perdîmes, le i 4 novembre, Jean-François Callet . Il était né àVersailles le 25 octobre > 744 - U fit de bonnes études et y prit le goût desmathématiques. II vint à Paris en 1768 , et il eut occasion de s’instruire plusà fond. En 1774 > H forma des élèves distingués pour l’école-du génie, où lesexamens étaient sévères et les réceptions difficiles.
En 1779, il remporta le prix que la Société des arts de Genève avait pro-posé sur les échappeinens.