DE L’ASTRONOMIE,
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En 1783 , il termina son édition des Tables de Gardiner, in-S.°, qui étaittrès-commode, très-utile, très-exacte, et où il y avait des avantages quin’étaient pas dans les autres.
En 1788, il fut nommé professeur d’hydrographie à Vannes , ensuite àDunkerque. II revint à Paris en 179a, et il fut professeur des ingénieurs-géographes au Dépôt de la guerre pendant quatre ans. La place ayant étésupprimée , il s’occupa à professer dans Paris , où il fut toujours regardé commeun des meilleurs maîtres de mathématiques auxquels on pût s’adresser.
En 1795 , il publia la nouvelle édition stéréotype des Tables de loga-rithmes , augmentée considérablement, avec des tables de logarithmes dessinus pour la nouvelle division décimale du cercle : ce sont les premières quiaient paru.
Vers la fin de 1797, il présenta à l’Institut l’idée d’un nouveau télégrapheet d’une langue télégraphique, accompagnée d’un dictionnaire de douze millemots français qui y étaient tous adaptés par une combinaison mathématique.
Ces travaux avaient altéré sa santé ; il était depuis long-temps asthmatique ;et malgré son état, il publia encore, cette année, un très-bon mémoire surles longitudes en mer , sous le titre modeste de Supplément à la Trigonométrie
Suivant une tradition de la famille, sa mère descendait de la famille deDescartes : je n’ai pu en avoir la généalogie ; mais il suffit à la mémoire deGallet d’avoir travaillé à soutenir la gloire d’un nom aussi célèbre.
Le 17 novembre [27 brumaire], nous perdîmes un précieux amateur del’astronomie, l’évêque de Transylvanie , cornée de Batthiani, qui avait établiun observatoire à Carlsbourg. II y a légué 30000 florins et une belle biblio-thèque. Il était né le 30 janvier 1741 , et était évêque depuis le 25 janvier17 8 1. Voyei ci-devant, p, Soi,
Cette année on mit le complément à la grande opération de la mesure desdegrés, qui avait duré sept ans. Les C.' ns Delambre et Méchain , qui l’avaientterminée, étaient arrivés au mois de novembre 1798 , et dès le mois de jan-vier ils furent en état de nous donner la valeur des degrés entre Dunkerque et Barcelone. Niais ces degrés ne suivant pas une marche uniforme , on vitbientôt que, pour en déduire la valeur du mètre ou de la nouvelle mesurede la République française , il fallait se décider sur l’aplatissement de la terrequ’on devait adopter : si l’on s’en était tenu à l’arc mesuré entre Dunkerque et Barcelone, comme on l’avait espéré, on aurait eu ^ d’aplatissement, ou19 lieues; mais en le comparant avec le degré mesuré sous l’équateur, on netrouve plus que 9 j lieues.
* Cette partie a été imprimée dans la Connaissance des temps de l’an XI , mais avec desrctranchemens de plusieurs articles que j’ai cru devoir rétablir ici.