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HISTOIRE ABRÉGÉE
--j e c iel. Le Gouvernement voulut bien, à notre sollicitation, le rendre à
l 799 ‘ ses travaux et a s011 anc ’ en séjour , plus favorable à la recherche des comètes.
Pour rendre cette recherche plus fructueuse , j’ai proposé de monter untélescope Newtonien mobile autour de l’oculaire, avec une manivelle qui lefera mouvoir sans que l’œil change de place. M. de Zach a fait graver mamachine, et j’espère que dans quelque temps elle sera fort employée et nousprocurera de nouvelles comètes. Si depuis quarante-trois ans on en.a décou-vert quarante-trois, en les cherchant avec de simples lunettes sans soutien, etun peu au hasard, combien ne devrait-on pas en trouver par la méthode queje propose, à laquelle il n’échapperait pas la moindre partie du ciel !
Le C. cn Pictet, célèbre professeur de physique à Genève , et directeur del’observatoire , nous envoya le dessin d’une lunette anglaise , qui, avec unecharnière et un petit arc de cuivre, est devenue parallactique, et propre àsuivre les astres et à faire la plupart des observations astronomiques. J’espèreque les opticiens qui font des pieds de lunette profiteront de cet avantage,puisque les simples amateurs, avec une lunette acromatique , seront bien aises ,en ne dépensant rien de plus , de pouvoir trouver et suivre les astres en pleinjour, et chercher des comètes.
Le grand travail sur les étoiles, que j’avais entrepris en 1789, a étéporté par le C. cn Le Français à près de 50000, malgré la contrariété dessaisons , qui a fait de cette année une des plus ingrates et des plus stérilesqu’on ait vues à Paris : ces étoiles ont été imprimées dans mon Histoire cé-leste. Le C. en Burckhardt a continué de faire , avec le C. cn Le Français, ungrand nombre d’importantes observations sur les planètes et les étoiles ; car,y ayant deux excellens instrumens à la maison du Champ-de-Mars, il y a dequoi occuper ces deux habiles astronomes.
M. mc Le Français fit , pour la Connaissance des temps de l’an X et pourcelle de l’an XI, des catalogues de 3000 étoiles réduites et calculées: ainsielle en avait déjà donné 10000. Mais le C. cn Burckhardt a fait des tablesd’une nouvelle forme , qui la mettront à portée de calculer plus facilementla totalité des 50000 étoiles qui ont été observées.
L’obliquité de l’écliptique étant un des objets fondamentaux de l’astrono-mie, nous avons continué à l’observer dans les deux solstices de cette année;nous avons trouvé, au mois de juin, 5" de plus que par ma table : mais leC. cn Méchain , au mois de décembre , a trouvé 8" de moins que par matable. Cette différence vient probablement de la réfraction en hiver, qui 11’estpas assez bien connue : aussi M. Burg, qui a fait une table des réfractionsd’après les observations de Greenwich , a trouvé 8" de plus que Bradley pour1 5 0 de hauteur.
L’Observatoire manquait de bons instrumens; mais enfin nous étions par-venus à en avoir : le grand mural de Le Monnier, que le général Bona-parte nous avait procuré, fut mis en place, de même que celui de cinqpieds fait par Sisson, que Le Monnier m’avait prêté en 1751 pour allerobserver la lune à Berlin , et une excellente lunette méridienne, exécutée par