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HISTOIRE ABRÉGÉE
— ■ — son crédit et sa fortune le mettaient à portée de surmonter tous les obstacles,1 799 ' de va ' ncre les répugnances du Gouvernement anglais : et nous ne lui avonsjamais rien demandé, qu’il ne se soit empressé de nous satisfaire. Le ministrede la marine lui rendait le même témoignage, et reconnaissait les services deM. Banks.
On publia à Londres cinq volumes de l’Académie du Bengale , d’aprèsl’édition de Calcutta : ils contiennent beaucoup d’observations faites par lesAnglais en différentes parties des grandes Indes , des mémoires sur l’astrono-mie indienne , sur l’année lunaire, et sur le culte des Indiens.
Le baron de Humboldt partit pour l’Amérique avec des instrlunens et unchronomètre du C. cn Berthoud , et nous avons eu de lui des observationsintéressantes sur la géographie d’un pays presque inconnu, faites en mêmetemps qu’il s’occupait de l’histoire naturelle, qui lui est familière.
Le C. cn Nouet publia , dans la Décade du Caire , plusieurs observationsfaites en Égypte : le général Bonaparte les fit réimprimer à Paris , chezDidot. Le C. cn Nouet m’écrivait qu’il allait remonter le Nil jusqu’au tro-pique , où était le fameux puits de Syené , où l’on ne voyait point d’ombrele jour du solstice. Il nous a effectivement procuré une véritable géographieet de véritables observations de ces contrées fameuses, où l’astronomie pritnaissance, et où elle était oubliée depuis vingt siècles.
Le C. cn Castera nous a donné, en deux volumes in- 8 .°, la traduction duVoyage curieux de Mungo-Park au milieu de l’Afrique ; et nous y avonsappris enfin la véritable direction du Sénégal et du Niger , dont je ne faisaisqu’un seul fleuve , après six mois de recherches , dans mon mémoire surl’Afrique , imprimé parmi ceux de l’Académie des sciences pour 1790.
Le C. cn Montucla donna une nouvelle édition de son Histoire des mathé-matiques , augmentée de moitié , et où l’astronomie occupe une place consi-dérable ; mais ces deux volumes ne contenaient point le dix-huitième siècle,qui a fourni deux volumes en 1802.
Le C. cn Caussin trouva à la Bibliothèque nationale un manuscrit de l’Op-tique de Ptolémée, que l’on croyait perdue : c’est une traduction latined’après l’arabe. II se propose de faire connaître ce précieux manuscrit. Nousy avons vu avec plaisir que Ptoiémée connaissait déjà la rétraction astrono-mique, et que l’Arabe Aihazen l’avait prise dans Ptolémée ,
' M. Bode nous envoya de Berlin la suite des belles et grandes cartes quireprésentent le ciel. Le grand nombre d’étoiles que je lui ai fournies , me don-nait quelque droit de former de nouvelles constellations , pour remplir lesvides. Il y avait déjà trente-trois animaux dans le ciel ; j’en ai mis un trente-quatrième, le Chat, à l’occasion du poème charmant dont le représentantDesherbiers a publié quelques chants. Cette nouvelle constellation du Chatest entre l’Hydre et le Navire ; elle a déjà été gravée en Allemagne , et elleest dans le nouvel Atlas céleste de M. Bode.
MM. Hobert et Ideler , de Berlin , publièrent des tables de logarithmespour les sinus décimaux , qui faciliteront les calculs de l’astronomie , en