DE L'ASTRONOMIE. 8 i t
qu’il fallait diminuer de i c' la longitude du nœud de Jupiter , qui est dansles tables du C. cn Delambre , troisième édition de mon Astronomie.
Les tables de Mars sont celles où il y a le plus à faire : aussi le C. en Lef rançais s’en est occupé pendant quelques mois. Il a calculé toutes les oppo-sitions et les quadratures observées exactement jusqu’ici, et il en a résulté ,cette année, des tables plus exactes que celles qu’on avait eues jusqu’ici, etoù il n’y aura que peu de secondes d’incertitude. M. Triesnecker, à Vienne ,s’est occupé d’un semblable travail ; mais aucun des deux ne savait qu’il y enavait un autre , et la comparaison sera un avantage de plus pour cette brancheimportante de l’astronomie planétaire. Le C. cn Burckhardt a calculé les per-turbations de Mars par l’action de Jupiter et de la terre , que Schubert ,Oriani, Wurm et Bouvard ont aussi calculées, et sans lesquelles on ne pour-rait espérer de porter les tables à ce degré de précision.
Miss Herschei publia un volume sur les étoiles, non pas d’observations ,mais de recherches sur le grand Catalogue britannique de Flamsteed et surles observations de ce célèbre astronome : elle a trouvé 500 étoiles qui nesont pas dans le catalogue , comme elle en a trouvé plusieurs dans le cataloguequi ne sont point dans les observations.
Le C. en K ram p , professeur à Cologne , a publié une analyse des réfractionsastronomiques , dans laquelle il est parvenu à déterminer algébriquement etrigoureusement la réfraction, sans y employer aucune hypothèse ni aucuneapproximation. Cet ouvrage a paru un degré de plus, fait en cette partie diffi-cile de l’astronomie physique; il a été proclamé avec les ouvrages importansde l’an VII, lors de l’exposition au Muséum.
L’Académie de Stockholm envoya M. Swanberg en Laponie , pour recon-naître les stations qui avaient servi, en 1736, à la mesure du degré sous lecercle polaire ; il 11’a fait que prendre connaissance du local : mais il prétendavoir trouvé 2' d’erreur dans les réductions des stations à l’horizon ; ce quia pu venir du défaut des instrumens, ou de la réfraction terrestre. Au reste ,on m’écrit de Suède que Maupertuis s’était proposé de recommencer lamesure à ses dépens; ce qui prouve qu’il 11’en était pas très-content : aussidiffère-t-elle beaucoup des autres degrés mesurés. Cependant les inégalitéslocales de la terre pourraient bien être la ^;ause de cette discordance.
Le C. c " De Fortia, également habile dans le grec et dans la géométrie, fitune nouvelle traduction du livre d’Aristarque de Samos sur la distance dusoleil et de la lune, collationnée sur dix manuscrits différens, avec de savantesnotes. Ce célèbre ouvrage contient la plus belle idée qu’on ait jamais euesur la manière de trouver la distance du soleil à la terre ; idée qui surpasse,selon moi, toutes celles que les plus grands astronomes ont eues, et de laquellej’ai parié dans le Journal des savans de 1793, pages 106 et 203. U n’y a eu quedouze cahiers de publiés entre le 5 janvier et le 20 août 1757.
Le Nautical Almanac de 1803 nous parvint par les soins de sir JosephBanks, président de la Société royale de Londres , à qui l’on doit le témoignagequ’il a seul entretenu les relations des sciences depuis la guerre. Son nom ,
' K. L k k k a
17 pp.