DE L’ASTRONOMIE. 3 i y
pendant cette année de troublés et de calamités : il ne m’était parvenu aucunelettre du bel observatoire et de l’habile astronome de Païenne; mais depuis lapaix nous en avons été dédommagés.
Un citoyen romain vint renforcer l’astronomie.‘Le chevalier Ciccolini logeaau Collège de France pour observer et calculer avec nous ; il y mit autantde zèle que d’intelligence , et nous lui devons le calcul des éclipses de soleilobservées dans ce siècle, dont on n’avait pas encore les résultats : il nousaida aussi à calculer une partie de notre immense collection d’étoiles.
Le C. cn Cassini IV, qui avait quitté l’Observatoire dans les circonstancesfunestes de 1793 , annonça qu’il allait résider à Paris , et l’Institut le nommaune seconde fois à une place d’astronome vacante par la mort de Le Monnier .
Le C. cn Sorlin se joignit à nous, et il commença le calcul des longitudes,des latitudes et des angles de position des 600 étoiles qui font le cataloguefondamental des principales étoiles que le C. en Le Français publie dans laConnaissance des temps , et qu’il perfectionne depuis quelques années. LeC. en Sorlin calcula aussi une nouvelle table des degrés des sphéroïdes, d’aprèsles dimensions que nous avons adoptées.
Le C. cn Mougin calcula les précessions des 1 500 étoiles qui sont dans laConnaissance des temps de l’an VII, eii centièmes de seconde; et il calcula,pour 1800 et 1900, les précessions des 600 étoiles du catalogue fonda-mental.
Le C. en Bernier, de Montauban , nous envoya des calculs des observa-tions de Mercure et de Vénus, faites par le C. cn Duc-Ia-Chapelle, et il vintà Paris pour nous seconder.
La Connaissance des temps de l’an IX parut au mois de janvier. L’impres-sion en était Unie depuis trois mois : mais les ennemis du bureau des longitudes,ou plutôt les miens, provoquèrent une lettre du ministre au sujet de l’ancienstyle et des anciennes mesures, dont j’avais fait quelquefois usage. On eut peur ;on fit des cartons; on supprima en entier le calendrier grégorien. J’étaisabsent, je ne pus m’opposer à un parti aussi bizarre : la Connaissance destemps parut sans additions. Je fus obligé de faire paraître mes additions sousle titre de Mélanges d'astronomie : ils se trouvent également chez Duprat ;et l’on doit joindre ces mélanges au volume de l’an IX.
II parut dans les journaux plusieurs dissertations pour savoir si l’année 1800commençait le dix-neuvième siècle. II y avait déjà eu en 1700 plusieurs écritssur ce sujet ; mais il suffit* de considérer que les siècles se comptent, commetoute autre chose, depuis un jusqu’à cent : ainsi c’est 1801 qui commença lenouveau siècle. La seule chose qui ait pu occasionner cette erreur, c’est lepassage de 17 à 1 8 ; il a semblé à plusieurs personnes que c’était là changer desiècle.
Le C. cn Taillardat publia un petit ouvrage intitulé Horloge du laboureur,ou Méthode facile pour connaître l’heure de la nuit a l’aspect des étoiles, avecdes figures des constellations, et les mois où on les voit le soir, On a le tout pourdouze sous, rue du Jour, n.° 301.
l 799-