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Histoire abrégée de l'astronomie, depuis 1781 jusqu'à 1802.
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834 HISTOIRE ABRÉGÉE

- de lumière nous empêcherait d’apercevoir sans le secours des instrumens.; des

l8oo. remarques utiles sur la différence entre cette force de lumière et celle d’am-plification ou de grossissement, sur les divers cas auxquels l’un ou l’autre estapplicable , et les moyens de se procurer le degré de lumière dont on abesoin. II calcule ce que les miroirs ou les verres font perdre de lumière ; illui paraît que le plus grand grossissement ne peut guère surpasser celui qu’onobtient d’un télescope de vingt à vingt-cinq pieds ; et l’on doit en croireun si fameux opticien. II y a un grand extrait de ce mémoire dans la Biblio-thèque britannique de Genève , n,° 16,

Dans les Transactions de 1800, nous avons trouvé un grand mémoire deIM. Herschel sur l’influence des divers rayons du soleil et des corps terrestres

pour éclairer ou pour échauffer : il a trouvé que les rayons jaunes éclairent

plus , et que les rouges échauffent davantage. Les astronomes feront usagede ces connaissances en observant le soleil. Ces mémoires renferment une bellesuite d’expériences sur la lumière.

Dans le cinquième volume des Transactions d’Edimbourg, M. Playfairdonne des formules pour la figure de la terre.

Un liv^e précieux pour la géométrie, qui traite du calcul des dérivations,et qué le C. cn Arbogast , un de nos plus grands géomètres, a publié cetteannée , doit encore trouver place dans notre Histoire de l’astronomie. On y

voit , page , l’application du calcul des dérivations aux suites qui pro-

cèdent suivant les sinus ou co-sinus des multiples d’un même angle. Sesméthodes apportent plus de facilité et de perfection dans la manière de lestraiter.

Nous avons reçu les Ephémérides de Milan pour 1800 : elles contiennentles perturbations de Mars , calculées par M. Oriani, et ses tables de Mars,qui feront partie des Ephémérides de 1801. Nous avons reçu les Ephéméridesde Rome par M. Oddi , qui occupe l’observatoire Gaétani, et le NauticalAlmanac de Londres pour 1804, que M. le chevalier Banks nous a faitparvenir avec son zèle accoutumé.

Le C. c " Gudin a publié le poème de six cents vers dont nous avons parlépage 826. 11 contient l’histoire de l’astronomie et son état actuel. 11 est aussiremarquable par la versification que par l’exactitude. Il y a joint des notes fortétendues et fort instructives. Ce poème sert déjà à. une instruction agréablepour la jeunesse , chez un instituteur fort connu.

Mais, après tant d’ouvrages intéressans, l’historien est obligé de dire qu’ilen a paru un bien plus volumineux , intitulé Principes naturels ou Notions géné-rales et particulières de l’immensité, de l’espace, de l’univers , des corps célestes,dfc. par CI. Fr. Lejoyand, 5 volumes in-j-d : l’auteur prétend détruireles systèmes de Newton et de Descartes , à la honte de notre siècle et denotre pays.

L’Observatoire national avait été négligé dans les premières années de larévolution ; lorsque je fus nommé directeur, je me hâtai de solliciter de nou-veaux instrumens. Le C. cn Méchain, de retour de ses voyages, s’est occupé