D E L’A STRONOMIE.
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à faire faire les réparations indispensables. Dès le mois de juillet , les nou-veaux instrumens étaient placés ; mais ce n’a été que le. 22 août que le C. rn Mé-chain a pu commencer à observer la lune. Le C. cn Bouvard le remplace avecle zèle qu’on lui connaît ; et nous aurons à Paris une suite d’observations dela lune qui pourront aller de pair avec celles de Greenwich en Angleterre.
On a mis en place le grand mural de 7 ^ pieds. Le C. cn Lenoir a ajoutéau centre une machine ingénieuse qui soulage l’axe du centre du poids dela lunette , et qui varie suivant que la lunette change de hauteur.
On a placé, du côté du nord, un mural de cinq pieds, fait en Angleterrepar Sisson en 1743 > et que j’avais à Berlin en 1751. On a mis dans le méri-dien un excellent instrument des passages , fait par le C. c " Lenoir ; et l’onespère avoir dans la plaine une colonne avec un fanal qu’on allumera tousles soirs , et qui servira pour meure la lunette dans le méridien.
Le C. cn Caroché a fini, au mois de mai, le télescope de vingt-deux pieds ,disposé sans petit miroir, à la manière de Lemaire et de Herschel, et il estoccupé à en faire un de platine qui a 7 ^ pouces de diamètre.
Le C. cn Trémel a commencé un pied nouveau , d’une construction pluscommode et plus solide, pour ce télescope de vingt-deux pieds.
On a commencé une terrasse au midi, de niveau avec la salle inférieurede l’Observatoire , pour sortir le télescope ; il n’y a plus que la dernière assiseà y mettre.
Le frère Noèl, Bénédictin , avait fini en 1772 un télescope dont le miroiravait vingt-quatre pieds quatre pouces de foyer, et 22 { pouces de diamètre.— Connaissance des temps, 1775, page 339. H prétendait que ce télescopegrossissait 43 ° fois; mais M. Shuckburgh ne l’évaluait qu’à 200. Noël esti-mait cette machine 80000 francs; mais Louis XV avait dépensé, à cette occa-sion, plus de 500000 francs.
Le petit miroir était convexe, à la manière de Cassegrain , et avait cinqpieds de foyer virtuel ; ce qui diminuait la longueur du télescope. Les ocu-laires de huit et de vingt-quatre pouces de foyer pouvaient le faire grossirjusqu’à 528 fois; mais il n’était pas assez bon pour supporter un pareil grossis-sement.
Noël se défiait des astronomes, et ne voulait pas me faire voir Jupiter dansson télescope. « Si vous le trouvez bon, me disait-il, vous n’ajouterez rien“ à mon crédit ; car on me donne tout ce que je demande. Si vous le trou-« viez mauvais, vous pourriez me nuiretieaucoup. »
Le frère Noël était un marchand de cfîïïndelles d’Amiens , qui avait fait ban-queroute. Il plaida au Parlement pour se faire relever de ses vœux, la règledes Bénédictins rejetant ceux qui avaient des sentences par corps. Il eut occa-sion d’etre connu du duc de Chaulnes, qui était alors dans sa terre de Picar-die; il lui en imposa par sa loquacité, et le duc le produisit à la cour, pourfaire voir un microscope que probablement Noël n’avait pas fait. On lui fitdonner à l’Abbaye un logement; il s’associa avec Navarre, qui était un assezbon opticien, et il proposa au roi d’entreprendre un télescope double de ceux
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