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Histoire abrégée de l'astronomie, depuis 1781 jusqu'à 1802.
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D E LA S T R O N O M I E.

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egalement par occasion. Son usage est heureusement de faire ces observa-tions deux jours de suite ; mais le lendemain il trouva une différence , et ilreconnut bientôt le mouvement du petit astre, quil supposa être une comète.Piazzi voulut se reserver le plaisir de calculer sa comète , et pourtant en assurerla date; il envoya à MM. Oriani et Bode , le 24 janvier, deux observa-tions. Les communications avec la France étaient alors interrompues. Cesobservations étaient des 1 . cr et 23 janvier; mais il ajoutait que le 10 elle avaitété stationnaire.

M. Oriani, voyant quelle navait point de nébulosité comme les comètes ,quelle avait été stationnaire et rétrograde dans un assez petit espace, à lamanière des planètes, la calcula dans un cercle. M. le baron de Zach fit lamême chose à Gotha ; et le 24 mai il men envoya les élémens. 11 crut dabordque ce pouvait être la comète de 1770 , ou une planète située entre Mars etJupiter , dont on avait souvent parlé. Kepler, trouvant dans les distances desplanètes des proportions harmoniques , se plaignait de ce quil manquait unaccord entre Mars et Jupiter. M. Titius, professeur de Wittemberg , tradui-sant la Contemplation de la nature , de Bonnet, remarqua que les distancesdes planètes suivaient la progression des multiples de 3 , en les doublant tou-jours. Ainsi, en partant de la distance de Mercure, qui est 4 > Vénus est à4 plus 3 ; pour la terre, cest 4 plus deux fois 3 ; pour Mars , 4 plus 4fois 3 ; pour Jupiter, 4 plus 16 fois 3 ; Saturne , 4 plus 32 fois 3 ; Herschel,4 plus 64 fois 3 ; et cette progression était interrompue entre Mars et Jupi-ter , il manquait 8 fois 3, cest-à-dire, 28 : il fallait donc quil y eût uneplanète à une distance de 28°.

Lambert, dans ses Lettres cosmologiques, publiées en 1761 (page y/, édi-tion de i 8 oi), avait parlé de cette planète qui pouvait exister entre Mars etJupiter . M. Bode en parlait dans sa Connaissance du ciel étoilé, qui parut en1772, et dans plusieurs autres ouvrages. Lexell calculant la comète de 1770 ,lui trouvait une orbite de cinq ans, et la plaçait, comme planète, entre Marset Jupiter . Les savantes recherches du C. c " Burckhardt lavaient conduit aumême résultat dans sa pièce qui a remporté le prix en 1800.

Clairaut , dans son livre sur la comète de 1759, avait aussi parlé dune pla-nète qui pouvait être encore ignorée. En 1785 , M. de Zach, attaché àcette idée, y mettait assez dimportance pour déposer un écrit entre les main»de M. Bode. Ephémérides , 1789 , p. 163. Ainsi plusieurs astronomes étaienttentés de regarder comme planète le nouvel astre; mais tout cela me parais-sait très-vague, et je ne pouvais y voir quune comète. Ayant lu dans unjournal quon avait découvert une comète à Palerme , jécrivis à M. Piazzi,le 27 février , pour lui en demander les observations.

Le 10 avril, il mécrivit : « Je métais proposé de ne communiquer mes» observations à personne avant den avoir tiré les élémens de la comète ;» mais cest vous qui me les demandez , je nai plus dobjection : vous les

trouverez ci-jointes. » Je reçus sa lettre le 3 1 mai. Aussitôt le C. cn Burckhardtsoccupa des calculs de cette orbite. Il commença par sassurer quune parabole