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Histoire abrégée de l'astronomie, depuis 1781 jusqu'à 1802.
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HISTOIRE ABREGEE

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ne pouvait pas représenter les observations, et ii trouva une orbite elliptique,la première que lon ait eue. Le 30 juin, M. Piazzi mécrivit : « Plusieurs» astronomes croient que cest une planète ; jen doute encore. » Le 1 S' juillet,M. de Zach menvoya une carte gravée de la route que la planète devaitsuivre après sa conjonction , daprès les éiémens elliptiques.

Le C. cn Burckhardt, livré à des recherches plus importantes et plus diffi-ciles , ne sen occupait plus ; mais dautres astronomes calculaient dautreséiémens. M. Piazzi lui-même en publia, avec ceux du C. en Burckhardt, dansun mémoire italien quil nous envoya, intitulé Risultati dette osservayoni délianuova Stella; et il convenait que les éiémens du C. 1 " Burckhardt satisfaisaienttrès-bien aux observations. Dès-lors il ne fit plus de difficulté de donnerun nom à sa nouvelle planète ; il lappela Ceres Fcrdinandea , à cause de ladéesse de Sicile et de son souverain actuel. Dautres astronomes voudraient lanommer Ji/nra, à cause de sa proximité de Jupiter ; pour moi, je voudraisquelle ne fût que la planète de Pia^i.

Enfin, le 25 août, il mécrivit : « Jespère que vous vous intéresserez à» cette découverte faite par un des plus respectueux , des plus tendres et des» plus reconnaissans de vos élèves. «

Mais on avait beau supposer une période et une orbite elliptique au nou-vel astre, il fallait le revoir à sa sortie des rayons solaires; et cela était très-difficile , à cause de sa petitesse et de lincertitude de son mouvement.

Au mois doctobre, M. le docteur Gauss , de Brunswick, vint à bout dereprésenter, à 5" près , toutes les observations de M. Piazzi. M. de Zachsen servit pour calculer les lieux de la planète; et il a joui de son travail,puisquil a été le premier à la retrouver. Le 26 novembre, il men envoyade nouveaux éiémens avec une éphéméride de la planète jusquà la fin delannée. Le 6 décembre , il mécrivait que MM. Schroeter , Bode , Olbers et lui cherchaient inutilement, et il menvoyait les observations de M. Piazzimieux calculées.

Cependant je continuais de douter de lexistence de la planète : lintervalledes observations était trop court ; et une comète dérangée, comme celle de1770, par des attractions étrangères, me semblait pouvoir décrire larc obser- ; je ne pouvais croire à une planète si petite , et qui navait jamais étéremarquée. Mais M. Olbers , à qui nous devons un excellent traité des comètes,et qui a pris à cœur cette branche de lastronomie, soccupait, de son côté,à lever ces difficultés. La recherche était très-difficile , à raison de la peti-tesse de lastre et de l'incertitude quil avait sur lendroit il fallait le chercher.

D ès le 7 décembre, M. le baron de Zach retrouva la nouvelle planèteà Gotha, à 1 8 h 48 10", temps moyen; il observa son ascension droite, 178°33' 31" exactement, et sa déclinaison à-peu-près 1 1 0 4 1 ' t ma!S ^ nen futassuré que le 3 1 décembre, parce quil avait observé quatre petites étoileset qu'il ne pouvait décider laquelle était la planète.

Avant que jeusse reçu cette observation , jappris que, le 1." janvier 1 802 ,M. Olbers avait eu la même satisfaction. Ce jour-, par bonheur, la planète