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HISTOIRE ABREGEE
-— par centaines ou par milliers qu’il faut compter les comètes ;*si elles reviennent,
i 80 I. ou si elles vont se perdre dans l’immensité de l’univers.
Il ne faut qu’une simple lunette pour chercher et trouver des comètes, etpour désigner leur situation aux astronomes. Je suppose qu’on ait un quart-de-cercle de bois de deux pieds, qu’on peut faire faire par un menuisier, etqu’on ait tracé une méridienne avec un grand cercle sur le carreau ; que lecercle soit divisé en degrés, et l’instrument dirigé vers l’endroit où est lacomète : on verra tout-à-la-fois et la hauteur et la distance à la méridienne,à un ou deux degres près, pour le temps de l’observation. Il n’en faut pasdavantage pour que les astronomes puissent trouver la comète qu’on leur auraitindiquée. Ainsi il n’est pas nécessaire de connaître les étoiles pour trouver descomètes.
Mais il y a cent nébuleuses qui ressemblent un peu à de petites comètes : sil’on veut les distinguer, il ne faut que faire , deux Jours de suite, la mêmeobservation. On pourrait aussi avoir recours à l’Atlas céleste , où elles sonttoutes marquées : cette étude ne serait ni longue ni difficile. L’Atlas de Berlin est beaucoup plus complet ; nous le ferons connaître en détail ci-après.
La lunette de nuit dont se sert le C. cn Messier, et avec laquelle il a déjàtrouvé vingt comètes , est une lunette de deux pieds, qui a deux pouces etdemi d’ouverture, et trois oculaires ; le premier, du côté de l’œil, a deux pouceset demi de foyer et dix lignes d’ouverture ; le second , neuf pouces ; le troisième,neuf pouces et un quart. 11 y a dix lignes entre les deux, et cinq pouces entrele précédent et le second; il y a un diaphragme de quatorze lignes entre le pre-mier et le second oculaire , à deux pouces du premier et à trois pouces dusecond. Cette lunette ne grossit que cinq fois ; mais elle a quatre degrés dechamp. On peut en faire faire une pareille pour 70 à 80 francs.
Le C.' n Burckhardt a aussi calculé les orbites des comètes de 1763 , 1771et 1773 ; et, pour la seconde , il a trouvé une orbite hyperbolique.
La comète que le C. cn Messier découvrit le i 4 juin 1770, et sur laquelle leC. cn Burckhardt a fait de longs et savans calculs, semble avoir une petiteorbite circulaire de cinq années et sept mois. Cependant on n’a point vu cettecomète de 1770 ni avant ni après : cela ne peut s’attribuer qu’à de grandschangemens dans son orbite.
Faudra-t-il donc , après avoir affirmé, pendant le dix-huitième siècle, quetoutes les comètes revenaient, dire , dans le dix-neuvième, que les comètes nereviennent point (excepté celle de 1759) !
Voilà ce qui fait que je ne songe plus qu’aux comètes ; je ne parle que descomètes ; je ne recommande à mes correspondais que de chercher des comètes ,en leur écrivant que la seule chose qui manque à l’astronomie , c’est la connais-sance des comètes.
Le 15 mai, j’ai eu le plaisir de recevoir le premier exemplaire de monHistoire céleste française, fruit de douze ans de travaux , qui termine les50000 étoiles auxquelles mon neveu Michel Le Français La Lande a em-ployé la plus belle partie de sa jeunesse. Aussi le C. cn Delambre, rendant