D E L’A STRONOMIE.
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de la longitude de Florence , longitude qui avait été fort mal déterminée , ———malgré la célébrité de cette capitale, et le grand nombre d’hommes distingués i 8O I.qu’elle a produits.
M. Kautsch , Piariste à Leutomischel en Bohème , a fait un travail immensesur les éclipses de soleil. Il a calculé, pour tout le dix-neuvième siècle, descartes où l’on voit les circonstances de ces éclipses pour tous les pays de laterre où elles sont visibles , de la même manière qu’on les a mises dans nosEphémérides , depuis 1750 jusqu’à 1800, et actuellement dans la Connais-sance des temps, par les soins du C. cn Duvaucel. J’aurais désiré avoir unmoyen pour publier le travail de M. Kautsch , dont le zèle et l’habileté méritenttous nos éloges.
Le C.' n Goudin , qui a aussi publié une Méthode analytique pour les éclipses ,l’a appliquée à l’éclipse de 1847, qui sera la plus considérable de ce siècleen Europe , et il l’a calculée en détail pour toute la surface de la terre.
Les conjonctions des planètes entre elles n’intéressent pas les astronomes;mais elles sont un spectacle pour le public, sur-tout quand elles se lient avecd’autres événemens. Aussi le C. cn Messier a-t-il cru pouvoir remarquer quele canon nous annonçait le bonheur de la paix, le 3 octobre, lorsque la Lune ,
Vénus, Jupiter et Saturne étaient auprès de la belle étoile au cœur de lion.
Nous ne sommes plus au temps où ces rapprochemens étaient des chosesimportantes ; mais en 1186 les astronomes avaient annoncé des révolutionsterribles, par la conjonction de toutes les planètes. J’ai engagé IeC. e " Llau-gergues à la calculer exactement par nos nouvelles tables, et il a trouvé qu’eneffet, le 15 septembre, à toutes les planètes étaient entre 6 signes et
6 signes 1 o degrés de longitude.
Ce ne sont-là des conjonctions qu’à-peu-près ; mais les conjonctions rigou-reuses de toutes les planètes sont incalculables. Un aperçu de ces retours,où je n’ai employé que les jours pour la durée des révolutions, m’a donnédix-sept mille millions de millions d’années pour l’intervalle d’une conjonc-tion à l’autre. Que serait-ce, si j’avais tenu compte des heures et des minutes !
Les tables de Mars du C. cn La Lande neveu ont paru dans la Connais-sance des temps de l’an XII. J’ai vu avec plaisir mon successeur immédiatet mon plus cher disciple suivre le travail que Le Monnier , mon maître ,me fit entreprendre il y a cinquante ans, à l’exemple de Tycho-Brahé , quicommença ses recherches par la planète de Mars, et qui mit Kepler sur lavoie de ses découvertes par le moyen de la même planète. II va bientôts’occuper des tables de Vénus , en tenant compte des perturbations.
Pour Saturne , l’erreur s’est trouvée -+- 1 " en longitude, — 9“ en latitude.
Le C. cn Delambre a fait de nouvelles recherches pour faire disparaître l’er-reur de 30" dans les tables de Jupiter ; mais elle se retrouvait portée sur lesobservations faites il y a soixante ans : ainsi il faudra en chercher les causesdans la théorie et dans quelques nouvelles inégalités.
Le C. en Bouvard a terminé les calculs de toutes les perturbations des planètes,chacune par l’action de toutes les autres, d’après la théorie du C. cn La Place.