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Histoire abrégée de l'astronomie, depuis 1781 jusqu'à 1802.
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DE L’ASTRONOMIE.

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L’Académie de Pétersbourg m’a rendu la pension qu’elle avait coutumede m’envoyer depuis trente ans pour le bien de l’astronomie, avec les arre-rages des années que la guerre m’avait empêché de recevoir. L’empereur deRussie a approuvé le désir de l’Académie à cet égard, et la proposition quele président, M. le baron de Nicolay, a bien voulu faire à sa majesté.

Le roi d’Étrurie a promis de propager l’astronomie à Florence . II y a déjàde beaux instruinens dans son observatoire; M. Fabroni me promet qu’on yplacera un observateur : il demande un de mes élèves ; et cette circonstancem’a fait regretter de n’en avoir pas un plus grand nombre.

Le général Jourdan m’a fait espérer que l’observatoire de Turin serait misen état, et le C. cn Vassalli, président de l’Académie , m’écrit qu’on n’attendque l’arrivée du C. c " Delambre.

Le ministre de la marine a donné des ordres pour qu’on fît à Brest denouvelles observations sur les marées, observations que je demandais pourcompléter le Traité du flux et du reflux de la mer que j’ai donné , pourconfirmer la belle théorie du C. cn La Place dans sa Mécanique céleste , etpour connaître jusqu’où va l’influence du vent sur les marées.

Nous avons demandé au premier Consul de nous procurer d’Espagne deuxmilliers de platine, pour faire un télescope de trente-six pieds, et nous avonslieu de l’espérer. Notre télescope surpassera peut-être celui de Herschel.

A Paris, l’Observatoire a acquis le fils cadet du C. en Méchain : le ministre del’intérieur , le C. c " Chaptal, a consenti que le bureau des longitudes augmentâtses dépenses pour ce nouveau sujet ; et moi j’ai fait l’acquisition du C. cn Giroult,dont la jeunesse et l’assiduité me fournissent de nouveaux secours, et ne melaissent d’autre regret que de ne pouvoir pas les multiplier autant que l’astro-nomie l’exigerait.

Nous avons parlé, dans l’histoire de 1800, de la perte que fit l’astronomie,le 5 novembre 1800, dans la personne de Ramsden . C’est à lui que l’ondevait, depuis vingt ans, les plus beaux et les plus grands instrumens, leslunettes les plus parfaites, les idées les plus ingénieuses. Troughton est actuel-lement le plus célèbre artiste de l’Angleterre, et il se prépare à nous dédomma-ger de cette perte : déjà il a fait de très-beaux instrumens, et le C. cn Pictet,de Genève , nous en a rapporté dernièrement.

Nous avons perdu, le 10 février, le C. cn Saint-Jacques de Silvabeîle ,directeur de l’observatoire de Marseille , qui s’e'tait distingué par des recherchesde théorie dès 1753, comme on le voit dans les Transactions philosophiques,ensuite par des observations utiles. Il avait soixante-dix-neuf ans, et il s’oc-cupait encore utilement. Son éloge paraîtra dans le Journal du Lycée de sondépartement.

II a été remplacé par le C. c " Thulis, qui était depuis long-temps directeuradjoint de l’observatoire. Celui-ci avait fait des prosélytes et des élèves , lesC. cns Blancpain et Degrand ; mais ils nous ont échappé l’un et l’autre , audétriment de l’astronomie.

Au mois de décembre 1800, Mateucci est mort à Bologne . C’est à lui